Les alliances locales E.Leclerc
revisitent le tour

Et si vous partiez à la découverte de vos trésors locaux ?
Pour mettre en lumière tout le savoir-faire de vos producteurs, E.Leclerc se lance dans un voyage culinaire au fil des étapes du Tour de France.

Sébastien Comte, gérant Ici On Brasse, Alliances Locales E.Leclerc de Saint-Magne-de-Castillon

Quelle est l’histoire de votre brasserie ?

Je suis alsacien d’origine et issu d’un parcours viti-vinicole. Je me suis installé dans la région bordelaise avec ma femme pour faire du vin. À vingt-trois ans, j’étais chef de culture sur 180 hectares. En parallèle, nous avons lancé un projet de brasserie qui s’est concrétisé par la création de l’entreprise en 2012. J’ai mené de front mon travail de directeur sur trois châteaux avec celui de la brasserie jusqu’en 2016, où je suis passé à 100% sur celle-ci.

Quelles sont vos spécialités ?

Aujourd’hui, nous fabriquons deux gammes de bières, ainsi que du whisky et du soda. Notre spécificité, et notre plus grande fierté, est d’avoir une gamme de dix bières, toutes médaillées, dont plusieurs d’or ! C’est une belle reconnaissance, mais aussi une aide commerciale. La gamme Ici On Brasse que nous distribuons chez E.Leclerc compte six références avec une bière blanche, une blonde, une ambrée, une cuivrée, une brune et une blanche noire. Chacune a son caractère et peut s’adapter à différents moments, comme à différentes personnes.

En tant que brasseur artisanal et local, comment travaillez-vous ?

Nous produisons de petites quantités et tentons de participer autant que possible à l’économie locale. L’approvisionnement en matières premières n’est pas toujours simple, ni toujours possible. Mais tous nos houblons sont français et notre malteur belge transforme de l’orge français. Surtout, une houblonnière vient tout juste de se créer à proximité, avec une production de malt à venir. Nous mettons doucement en place la filière, mais c’est un projet d’avenir. Tout comme celui, un jour, de créer une gamme bio. Pour l’instant, le local est la priorité. Importer des matières premières issues de l’agriculture biologique depuis l’autre côté de la planète n’aurait pas de sens.

Comment a commencé l’Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Saint-Magne-de-Castillon ?

J’ai démarché moi-même le magasin en 2016, et le responsable a aussitôt été réceptif, puisqu’il projetait justement de chercher une brasserie artisanale locale. Il nous a fait confiance, à une époque où les brasseries artisanales n’étaient pas aussi courantes qu’aujourd’hui, alors que nous n’avions pas de notoriété et que nous sommes une petite entreprise autofinancée sans soutien bancaire. Nous avons très rapidement lancé le partenariat, et nous en avons depuis développé avec d’autres centres E.Leclerc.

Quel impact ont ces circuits courts sur votre fonctionnement ?

Nous sommes situés dans l’Entre-deux-Mers bordelais, un vaste champ viticole avec une faible densité de population, donc de magasins. La grande distribution locale est incontournable, elle nous offre des débouchés. Aujourd’hui, la clientèle est d’ailleurs habituée et demandeuse, il existe un véritable engouement pour les produits locaux. La gestion en direct est aussi différente, rien n’est automatisé. J’ai pris l’habitude de passer régulièrement dans le magasin de Saint-Magne-de-Castillon, je suis mon produit jusqu’au bout, et le chef de rayon me passe lui-même un coup de fil quand il a besoin de réapprovisionnement. Il est très ouvert, très disponible, dans un magasin à taille humaine qui permet cette relation. Nous avons toujours eu d’excellents rapports, et j’espère que ce partenariat se poursuivra longtemps !

Quels avantages tirez-vous des Alliances Locales E.Leclerc aujourd’hui ?

Quand nos produits sont arrivés en magasin, j’ai constaté que pour notre clientèle locale, il s’agissait d’un gage de qualité. Pour eux, la sélection de nos produits dans les Alliances Locales E.Leclerc signifiait qu’ils étaient bons. C’est une image de marque qui rassure les consommateurs et nous apporte, à nous, de la visibilité et de la crédibilité. Ainsi que des ventes ! Une autre bonne surprise a d’ailleurs concerné le prix : le responsable m’a demandé de fixer moi-même les prix, de session et de vente au public. En toute intelligence bien sûr, mais ils nous offrent cette liberté. Ils connaissent les différences entre petits et gros producteurs, ils savent s’adapter. En échange, ils montrent qu’ils savent faire de la qualité, que soutenir l’économie locale leur importe.

Notre plus grande fierté, est d’avoir une gamme de dix bières toutes médaillées, dont plusieurs en or !

Cécile Delsaut, éleveuse Alliances Locales E.Leclerc de Coutras

Comment a commencé votre élevage La Cocotte Forestière ?

Nous voulions proposer de vraies volailles de qualité sans concessions sur le bien-être animal, nourries au grain et vivant en plein air toute la journée. Retrouver le goût du vrai poulet, comme le faisaient nos grands-parents. Il nous a fallu du temps pour mûrir notre projet, acheter un terrain boisé derrière chez nous, l’aménager de façon durable pour que chaque arbre puisse se développer tout en créant des parcours. Nous avons lancé l’élevage il y a environ deux ans.

Qu’est-ce-qui différencie un poulet « fermier » et une pintade « forestière » ?

Toutes nos volailles vivent dehors du lever jusqu’au coucher du soleil. Elles disposent de parcours très vastes, essentiellement en sous-bois, avec 2500 à 3000 m² pour seulement 150 animaux. Elles peuvent courir, se percher, gratter le sol pour trouver des insectes et complémenter elles-mêmes leur alimentation. Elles ont des comportements naturels, tout simplement. Nous les élevons jusqu’à 150 jours, ou cinq mois, contre 40 à 80 jours habituellement. Elles ont le temps de prendre du muscle et du goût, ce qui fait une vraie différence sur la texture et la qualité de la viande. Et elles ont une belle vie, c’est un plaisir pour nous de voir nos volailles dehors.

Quel est le rôle des circuits courts dans votre démarche ?

Ils en font partie intégrante ! Nous ne voulions pas d’un système d’élevage polluant. Les circuits courts permettent de réduire notre empreinte carbone. Nos volailles ne parcourent que quelques kilomètres pour arriver en rayon, et il en va de même pour leur alimentation : nous travaillons avec un céréalier situé à dix minutes de chez nous pour un approvisionnement extra local, avec du blé au démarrage mais en 100% maïs ensuite, sans granulés ou aliments tout faits. Si nous ne sommes pas en bio, c’est parce que nous n’avons pas de céréalier bio local. Nous sommes dans cette démarche, mais nous ne nous arrêtons pas à un cahier des charges, et le bio sans le local n’aurait pas de sens.

Ce sont ces valeurs qui ont initié l’Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Coutras ?

C’était logique, le magasin est lui aussi à dix minutes de chez nous ! Aujourd’hui, les gens n’ont pas forcément le temps de se déplacer chez les petits producteurs. Avec les Alliances Locales E.Leclerc, ils peuvent trouver de bons produits en direct de chez leurs producteurs, mais dans leurs rayons habituels. Nous nous sommes rapprochés du magasin justement pour cette raison, et ils ont tout de suite été réceptifs. Ils ont fait partie de nos premiers clients. Je les appelle le mercredi, les volailles sont en rayon deux jours plus tard. Je livre moi-même, je vois les mêmes personnes toutes les semaines, de celle qui réceptionne les volailles jusqu’au boucher. Et j’échange avec le chef de rayon toutes les semaines au téléphone, sans intermédiaire, nous sommes en communication permanente.

Que vous apporte ce partenariat aujourd’hui ?

De la visibilité, pour nous, mais aussi pour les clients qui veulent consommer local sans forcément avoir le temps de chercher ailleurs. C’est aussi une transparence qui rassure, les gens savent d’où vient leur viande. Nos volailles sont valorisées en magasin, il y a un vrai travail pour nous mettre en avant, et les bouchers expliquent d’eux-mêmes notre démarche aux consommateurs. Notre prix n’a d’ailleurs pas été négocié, il est ce qu’il doit être pour proposer un bon produit de qualité issu d’un petit élevage local. Mais il reste le plus juste possible pour être accessible à un maximum de clients. Nous voulons que nos voisins puissent nous acheter un poulet, pas qu’il soit réservé à une élite !

Quel est votre souvenir le plus marquant dans le cadre de cette Alliance Locale E.Leclerc ?

Il y a quelques semaines, le magasin de Coutras nous a mis en avant dans le cadre d’un marché du weekend. Toutes nos volailles sont parties, les clients ont répondu présent, c’était une belle surprise. Et au-delà des actions ponctuelles, il y a cette reconnaissance de notre travail. Le boucher lui-même juge nos volailles excellentes, et les retours des consommateurs sont unanimes. Ils disent redécouvrir le vrai goût de la pintade ou du poulet, or c’est exactement la raison pour laquelle nous nous investissons autant. Pour retrouver cette authenticité, valoriser le bien-être animal et le local.

Nous voulions proposer de vraies volailles de qualité sans concessions sur le bien-être animal, nourries au grain et vivant en plein air toute la journée.

Agnès Rougé-Mounard, gérante de la Maison Tizac, Alliances Locales E.Leclerc de Libourne

Pourquoi avoir décidé de créer un élevage de poules pondeuses ?

Nous avions repéré ce marché qui se dessinait, mais surtout, nous souhaitions créer une activité à la campagne. Nous avons toujours été très proches de la nature, et la région bordelaise offrait de grandes possibilités. Notamment celle de produire des œufs extra-frais de qualité, très recherchés. C’était il y a six ans.

Qu’est-ce-qui caractérise ces œufs extra-frais ?

Nous sommes en code 1, Plein Air, signifiant que nos poules évoluent en extérieur. Elles disposent de parcours très arborés et surdimensionnés par rapport à leur densité. Elles ont une alimentation à base de céréales certifiées sans OGM venues de la région, et aucun intrant chimique n’est utilisé sur notre exploitation. Nos poules vivent sans stress dans un environnement sain, c’est ce qui nous permet d’obtenir des œufs à la qualité irréprochable. Et surtout, ils sont ramassés tous les jours, conditionnés dans notre propre centre agréé sans passer par un prestataire, puis livrés dans les vingt-quatre heures, quarante-huit heures le dimanche.

Pourquoi le terme « d’artisan de l’œuf » ?

Notre installation est très moderne, mais nous restons de petits éleveurs. Nos 13 000 poules constituent un petit élevage par rapport aux centaines de milliers des industriels. Elles sont en faible densité, ce qui nous permet de leur offrir de bonnes conditions de vie. Nous ramassons les œufs tous les jours et tout est parti le lendemain, nous n’avons pas de stock. Cette extra-fraîcheur, tous nos clients la recherchent, nous fournissons d’ailleurs les grandes tables étoilées autour de nous. La différence qualitative est réelle.

Comment ont débuté vos Alliances Locales avec les magasins E.Leclerc ?

Nous avons commencé à travailler avec l’enseigne dès le début de l’exploitation. Nous partageons les mêmes valeurs locales, et la qualité de nos œufs a fait le reste. Le bouche-à-oreille a fonctionné et d’autres directeurs de rayon E.Leclerc nous ont rapidement approchés. Plusieurs d’entre eux sont d’ailleurs venus visiter l’exploitation, et tous ont été convaincus. Nous travaillons aujourd’hui avec la plupart des centres situés autour de nous, comme Libourne, Coutras, Talence, Arès, Blaye, Sainte-Eulalie… Et nous souhaitons que ça dure !

En quoi ce partenariat local fait-il partie de votre démarche de qualité ?

Il est indispensable pour assurer l’extra-fraîcheur de nos œufs. C’est important pour la qualité, mais aussi pour nous et pour les consommateurs qui souhaitent de plus en plus accéder à des produits locaux, frais et traçables. Nous appelons nous-mêmes quotidiennement les magasins E.Leclerc et nous les livrons le lendemain, du lundi au samedi inclus, cinquante semaines sur cinquante-deux dans l’année. La logistique est souvent complexe, mais c’est notre choix. Nous n’envisageons pas de travailler autrement. Nous avons cette réputation, nous n’y dérogeons pas.

Que vous apportent aujourd’hui ces Alliances Locales E.Leclerc ?

C’est une image, une visibilité et une façon de dynamiser la région. Chez E.Leclerc, nous avons rencontré des gens qui s’investissent réellement, qui comprennent notre démarche, avec lesquels nous avons parfois développé des rapports humains privilégiés. Ce n’est malheureusement pas le cas partout. Lors de l’inauguration d’une plateforme logistique E.Leclerc à laquelle nous avons été conviés, nous avons d’ailleurs rencontré Michel-Édouard Leclerc en personne. Nous avons pu échanger, et il s’est lui-même montré très sensible à notre démarche, très réceptif. Ce sont des valeurs qui font partie de la vision de l’enseigne.

   

La région bordelaise offrait de grandes possibilités, notamment celle de produire des œufs extra-frais de qualité.

Dominique Ambrosio, apiculteur Alliances Locales E.Leclerc de Pau

Comment êtes-vous devenu apiculteur ?

C’est de famille ! J’ai travaillé dans plusieurs secteurs complètement différents avant de m’installer à mon compte en 2004. J’ai tout appris par la pratique, auprès d’un oncle de ma femme. J’aimais la nature, le grand air, l’autonomie, tout ce qu’est l’apiculture. Aujourd’hui, j’exploite deux cents ruches qui produisent du miel mille fermes.

Quelles sont les spécificités de votre miel d’Aquitaine ?

C’est un miel traditionnel, artisanal, de petit producteur d’Aquitaine. Mes abeilles butinent des fleurs d’acacia, de châtaigner, de tilleul et de bruyère. Elles rapportent leur nectar à la ruche et remplissent des alvéoles qui finissent par se recouvrir d’une pellicule blanche lorsque le miel est à maturité. En général, les récoltes ont lieu de l’été à l’automne, mais tout dépend des conditions climatiques et des floraisons naturelles. Je prélève alors les cadres operculés et je les ramène à la miellerie pour en extraire le miel. Je fais tout à la main, et je ne produits d’ailleurs qu’un seul miel en deux contenances. Pour moi, la qualité prime sur la variété. D’autant que ce miel est connu dans la région, c’est un gage de qualité, je suis resté fidèle à ce qui existait. C’est le miel de Dominique Ambrosio ! D’ailleurs pour l’anecdote, le saint patron des apiculteurs n’est autre que saint Ambroise…

Qu’est-ce-qui vous motive aujourd’hui ?

L’abeille n’a pas besoin d’apiculteur, mais l’apiculteur a besoin de ses abeilles. Mon rôle est de les suivre, de m’adapter à elles comme à l’environnement et de leur fournir ce dont elles ont besoin pour produire un bon miel. C’est une surveillance permanente, en lien avec la nature puisque la santé des ruches dépend aussi des aléas climatiques ou des prédateurs, notamment le frelon asiatique. Mais c’est aussi très riche, les abeilles ont beaucoup à nous apprendre et leur miel a de nombreuses vertus. Pour moi, c’est le nectar des dieux, un trésor naturel à préserver et à protéger.

Comment a commencé votre Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Mazères ?

Nous avons d’abord travaillé avec le magasin E.Leclerc de Mazères, puis de Pau. L’enseigne a mis en place une vraie démarche pour faire connaître les produits artisanaux et les rendre accessibles à tout le monde. C’est important pour moi, mais aussi pour les consommateurs. En tant que petit producteur, j’ai besoin de la grande distribution pour vendre mes produits, et les consommateurs ont besoin d’eux pour y avoir accès facilement. E.Leclerc fait l’intermédiaire, et le fait bien.

Pourquoi cette démarche est-elle un atout pour vous ?

Je veux faciliter l’accès à de bons produits artisanaux de qualité. C’est ce que permettent les Alliances Locales E.Leclerc, un bon produit au juste prix, et à mon sens c’est aussi la meilleure façon de fidéliser les clients. Et j’aime suivre mon produit de A à Z, ce que me permet ce partenariat. C’est local, je suis à côté, je les appelle moi-même pour vérifier ce dont ils ont besoin et je livre dans la foulée. Je suis attentif à qualité du début à la fin, jusqu’à la présentation dans les rayons. Je m’entends d’ailleurs très bien avec ceux qui s’en chargent ! Le fait de travailler en direct permet de nouer de vrais rapports humains, de rétablir une authenticité dans nos échanges. Ce sont des relations professionnelles avec de l’humain, chacun est présent et attentif à l’autre. Ils nous font confiance et nous leur faisons tout autant confiance.

Quels avantages tirez-vous de ces Alliances Locales E.Leclerc aujourd’hui ?

Une visibilité et un soutien financier. Les Alliances Locales E.Leclerc nous apportent une image de marque, elles nous aident à nous faire connaître. Les magasins nous valorisent, nous placent en tête de gondole ou nous intègrent dans leur communication. Je fais souvent des dégustations sur place, aussi, qui me permettent de faire connaître mon miel. Le bouche-à-oreille fonctionne bien ! J’ai envie de faire découvrir mon produit autour de chez moi, et c’est ce que m’aident à faire ces circuits courts E.Leclerc.

Je fais tout à la main et je ne produis d’ailleurs qu’un seul miel en deux contenances. Pour moi, la qualité prime sur la variété. D’autant que ce miel est connu dans la région, c’est un gage de qualité, je suis resté fidèle à ce qui existait.

Lionel et Ludovic Cazaubon, producteurs Alliances Locales E.Leclerc de Lourdes

Comment est née votre exploitation ?

Notre père a démarré un élevage laitier en 1974, puis la production de yaourts en 1978. Rapidement, il a voulu développer la vente directe. Jusqu’au début des années 2000, une petite activité de transformation fonctionnait sur l’exploitation, soutenue par une vendeuse ambulante qui commercialisait les yaourts en porte-à-porte dans les villages autour de Tarbes et de Lourdes. Lionel et moi-même avons rejoint l’aventure l’un après l’autre, et en 2002, décidé de développer à la fois nos volumes de transformation laitière et notre circuit de distribution en vente directe.

Que souhaitez-vous mettre en avant à travers vos produits et votre démarche ?

Ce qui fait notre différence, c’est avant tout le lait, qui provient uniquement de nos vaches et de notre exploitation. C’est ce qui donne un produit local, transparent, et ce qui nous permet de continuer à utiliser une méthode de fabrication artisanale. Les volumes avec lesquels nous travaillons nous permettent de prendre le temps. Nous utilisons des procédés de pasteurisation lents, impossibles à mettre en œuvre au niveau industriel, qui ne dénaturent pas le lait tout en donnant à nos yaourts leur texture onctueuse et délicate. L’idée était de proposer un produit local, de qualité et à prix compétitif. La maîtrise du prix passe aussi par celle de la logistique, de l’emballage ou des coûts de transport.

Comment vivent vos vaches aujourd’hui ?

Tout est rythmé par leurs besoins. Nous avons refait le bâtiment en 2014 pour favoriser leur accès à des parcours extérieurs et leur offrir plus d’espace. Elles sortent dès que les conditions météo le permettent, déambulent à l’intérieur sur des tapis en caoutchouc pour le confort des pattes, et restent au frais durant les fortes chaleurs estivales grâce à la combinaison d’un système de douches et de ventilation. Nous avons développé une technique qui nous permet de leur apporter l’alimentation dont elles ont besoin, tout en maintenant une régularité dans la qualité du lait qui correspond aux exigences de la fabrication de yaourts. Pour y arriver, nous avons arrêté l’ensilage du maïs et monté notre propre usine d’aliments. Nous produisons le maïs, l’orge, une partie de soja et la totalité du fourrage directement sur l’exploitation.

Comment ont débuté vos partenariats Alliances Locales E.Leclerc ?

Lorsque nous avons voulu développer la transformation laitière, il nous semblait évident de passer par la grande distribution, et E.Leclerc était incontournable. Ils font partie du paysage local, ici, ils participent d’ailleurs beaucoup à la vie associative. Nous sommes allés vers eux à un moment où ils cherchaient justement à valoriser les producteurs locaux. Il y a eu d’abord le centre E.Leclerc de Tarbes, puis ceux de Lourdes, d’Orleix, de Pau… Nous avons commencé à travailler ensemble en septembre 2002, et ils figurent encore aujourd’hui parmi nos plus gros clients, en particulier le magasin E.Leclerc de Lourdes, le plus proche.

Est-ce essentiel pour vous de maintenir cet ancrage local, de faire vivre votre territoire ?

Notre produit est local et régional, c’est sa raison d’être, il est fait pour être vendu chez nous. Nous sommes nés ici, nous avons l’envie de développer une activité sur notre territoire. Plus que du local, c’est de l’ultra-local, c’est important pour nous et les consommateurs le veulent. Nous sommes dans un petit pays où les gens sont très attachés à ces valeurs. Les responsables de magasin le poussent eux aussi, ils n’attendent d’ailleurs pas de premier prix de notre part. Nous fixons nous-mêmes un prix juste pour le consommateur et rémunérateur pour nous.

Que vous apportent ces Alliances Locales E.Leclerc aujourd’hui ?

Une visibilité, puisque les magasins mettent en place une véritable communication pour nous mettre en avant. En conséquence, les ventes sont plus importantes. Les sept ou huit premières années, nous avons d’ailleurs passé tous nos weekends à faire des animations en magasin pour nous faire connaître. Nous offrions des échantillons gratuits aux clients pour les laisser découvrir le produit chez eux, et le retrouver plus tard dans les rayons s’ils le souhaitaient. Avec le temps, ils commencent à nous connaître, mais nous en organisons encore régulièrement. Quant à la relation de proximité avec les magasins, elle change tout : nous échangeons directement avec des chefs de rayons qui vivent près de chez nous et connaissent la région. Nous avons des relations simples et saines.

Nous utilisons des procédés de pasteurisation lents, qui ne dénaturent pas le lait tout en donnant à nos yaourts leurs texture onctueuse et délicate.

Véronique Toffanello, productrice Alliances Locales E.Leclerc de Roques-sur-Garonne

Parlez-nous de votre exploitation…

C’est une histoire de famille qui a commencé en 1930. J’ai repris l’exploitation il y dix ans, à la suite de mes beaux-parents et de leurs parents avant eux. Elle s’est transmise de père en fils avant moi, et peu de choses ont changé depuis. Nous produisons des salades, en plein champ d’avril à novembre, puis sous serre et sous tunnel durant l’hiver. Nous avons également des légumes saisonniers comme le poireau, l’oignon blanc et le chou vert.

Comment cultivez-vous aujourd’hui ?

Je travaille en agriculture raisonnée, en limitant les traitements autant que possible. C’est une valeur que nous avons toujours eue, les générations précédentes produisaient quasiment la même chose avec le même respect de la terre. Nous avons d’ailleurs tendance à traiter encore moins aujourd’hui. Personnellement, je préfère laver une salade qui sort juste de terre plutôt que de l’acheter déjà lavée dans un sachet sans savoir comment elle est traitée. Nous essayons de préserver notre environnement et ses spécificités. Chez nous, quelques kilomètres de distance peuvent suffire à changer les caractéristiques de la terre.

Qu’est-ce qui vous pousse à privilégier les circuits courts ?

Pour moi, le plus important, c’est toujours la terre. Je ne suis pourtant pas née dedans, mais après dix ans, j’ai l’impression d’avoir toujours vécu de cette façon. C’est plus qu’un métier, c’est un mode de vie. Donc forcément, j’aime cultiver pour les gens d’ici, c’est une belle valorisation de mon travail et je prends toujours plaisir à voir mes salades dans les rayons du magasin. Quand j’y fais mes courses, j’achète d’ailleurs moi-même les produits de mes collègues locaux. Et je suis aussi en Alliances Locales E.Leclerc avec les centres de Saint-Orens-de-Gameville, Rouffiac et Blagnac.

Qu’est-ce-qui caractérise votre partenariat Alliances Locales E.Leclerc avec ces magasins ?

Les rapports humains et la réactivité. Ils me passent commande tous les matins, je les livre le lendemain. Je ne suis qu’à trente minutes en moyenne, ce qui permet un niveau de fraîcheur optimal, impossible à atteindre autrement. S’ils manquent de salades en cours de journée, je m’arrange pour les réapprovisionner dans l’heure qui suit. J’aime travailler de cette façon, avec un temps de réaction réduit. C’est un vrai partenariat, ils sont aussi là pour moi si j’en ai besoin. Je les livre moi-même tous les jours, je suis en contact permanent avec les acheteurs, nous échangeons très régulièrement. Et en plus de travailler en bonne intelligence, ils sont particulièrement sympathiques ! La région toulousaine est encore une région assez rurale, donc tout le monde se connait, et cette authenticité se retrouve dans nos rapports.

En quoi E.Leclerc soutient-il votre développement ?

Il nous garantit des revenus justes et réguliers. Travailler en direct, sans intermédiaire, permet une meilleure rémunération. Nous définissons nos prix en début d’année, et ils restent fixes jusqu’à la fin de l’année. Les responsables reconnaissent la valeur de notre travail, ils communiquent beaucoup sur les Alliances Locales E.Leclerc, ils nous mettent en valeur. C’est une visibilité importante, mais aussi une façon de rassurer les consommateurs qui savent ce qu’ils achètent.

Que représentent les Alliances Locales E.Leclerc, pour vous ?

L’occasion de rappeler aux gens ce qu’est un produit frais et local. Les consommateurs me demandent régulièrement pourquoi de la terre subsiste dans les salades ! Il est impossible de laver feuille à feuille des salades fraîches avant les vendre, mais les gens ne savent plus vraiment comment elles poussent. Acheter local, c’est renouer avec la nature, défendre l’environnement, le territoire et l’agriculture. C’est communiquer sur le goût, la qualité et la sécurité.

Pour moi, le plus important, c’est toujours la terre. C’est plus qu’un métier, c’est un mode de vie. 

Dominique Bouchait, Meilleur Ouvrier de France fromager, producteur Alliances Locales E.Leclerc de Saint-Gaudens

Comment êtes-vous devenu fromager ?

Mes parents étaient fromagers et ma grand-mère épicière. Moi, j’étais passionné d’ornithologie, je suis devenu fromager par nécessité, au départ ! J’élevais et je faisais mûrir près de deux cents fromages venus de partout. J’ai ensuite eu l’idée de me lancer dans l’affinage pour créer ma propre marque. J’ai réussi à obtenir un goût plus prononcé, à trouver d’autres arômes… j’ai d’abord commencé par vendre, avant de fabriquer. Aujourd’hui, je travaille avec une équipe de cinquante personnes que j’ai moi-même formées, de véritables fromagers qui couvrent une cinquantaine de marchés. Les Fromagers du Mont Royal, ce n’est pas un homme, mais toute une équipe.

Quelles valeurs défendez-vous avec les Fromagers du Mont Royal ?

Quatre mots résument notre ligne de conduite dans le monde du fromage : rusticité, terroir, tradition, authenticité. Je veux rendre sa place au métier. Le fromager, c’est celui qui fabrique, qui conseille. C’est ce que nous essayons de faire avec mon équipe, nous avons tous appris ensemble. Pas seulement le fromage, mais aussi à acheter du lait, à fabriquer des yaourts ou du beurre… Nous voulons raconter une histoire à nos clients, leur expliquer d’où vient le fromage, comment l’associer ou le cuisiner. Les gens repartent en sachant comment le manger, ils voient que nous sommes sincères et surtout, que nous savons de quoi nous parlons. Et ils sont demandeurs ! Je fais des choses simples, mais que certains ont oublié. Il m’est arrivé de faire du beurre devant des clients, et nombre d’entre eux ne savaient pas ce qu’était une baratte. Je suis devenu docteur en fromage, mais j’essaye simplement de faire ce qu’il faut pour le client !

Qu’a changé votre titre de Meilleur Ouvrier de France ?

La médiatisation m’a permis d’embaucher trente personnes du jour au lendemain. C’est une visibilité, et je suis content qu’on parle de nous, mais le fait de porter un col bleu-blanc-rouge ne change pas le reste. On fait ce concours par envie d’exceller dans son métier, de se rappeler d’où il vient et dans quelle direction on souhaite l’emmener. Je voyage partout dans le monde, mais je continue à traire les vaches ! Je n’ai pas non plus augmenté les prix, mes clients n’ont pas à payer pour la couleur de mon col. Être Meilleur Ouvrier de France, c’est gagner en confiance tout en conservant la capacité à se remettre en cause. Je ne veux pas être un concurrent, mais un collègue, quelqu’un qui conseille.

Est-ce essentiel pour vous de maintenir cet ancrage local, de faire vivre votre territoire ?

C’est ce que j’ai toujours voulu, depuis tout petit. Je me déplace beaucoup, mais j’ai besoin de rentrer chez moi en fin de semaine. Les deux sont liés. J’ai beaucoup voyagé, pour développer mon entreprise, découvrir de nouvelles techniques, m’ouvrir au monde, et c’est essentiel. C’est ce qui permet d’avancer et de comprendre ce qui marche ou justement, ne marche pas. Mais mon entreprise est ici, j’aime ma région, je suis bien chez moi. Et les clients me le disent quand ils ne me voient plus assez sur les marchés !

Comment a commencé l’Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Saint-Gaudens ?

Tout est parti autour d’une table, durant une fin de soirée entre amis. Nous avons fait le pari de travailler ensemble, d’installer une fromagerie dans la galerie marchande, et beaucoup nous ont pris pour des fous… Mais ça marche, nous en sommes pas en concurrence, au contraire. Ensuite, nous avons eu l’idée de faire un bar à fromage. C’est grâce au magasin E.Leclerc de Saint-Gaudens que j’ai ouvert ma première boutique, et même mon premier restaurant !

En quoi consiste ce bar à fromage dans la galerie marchande ?

J’ai eu l’idée de créer un petit espace, avec trois ou quatre places, pour proposer aux clients un endroit où déguster des recettes avec nos fromages. Des recettes accessibles et savoureuses, par exemple mon fromage phare, le Napoléon, fondu sur une omelette avec quelques morilles. Le tout, dans une ambiance conviviale où les gens mangent côté à côte. Au bout de dix jours, nous avions trente places, et dix jours plus tard, quarante !

Que vous apporte le partenariat Alliances Locales E.Leclerc aujourd’hui ?

Ils sont contents de m’avoir avec eux, et je leur suis reconnaissant de m’avoir laissé m’installer là. Je ne veux pas servir une élite, mais au contraire amener le fromage à la portée de tous, par le prix et par la compétence. Le magasin me met beaucoup en avant, il m’a permis de toucher plus de clients, et ils trouvent dans les rayons E.Leclerc le même fromage que celui que je vends sur les marchés. Je veux servir tout le monde, et bien ! J’applique la même logique avec mon équipe, j’emploie en fonction des compétences, pas des performances. Je leur demande d’apprendre le métier, je les emmène avec moi sur les concours, et je préfère qu’on vante leurs mérites que les miens. Ce qui m’a animé toute ma vie et ce que m’ont transmis mes parents, c’est d’aimer. Son travail, les gens avec qui on travaille, les gens à qui on vend du fromage. C’est une valeur qui se ressent, peu importe que je vende sur un marché ou dans un magasin E.Leclerc. Je dis merci à tous ceux qui m’ont aidé, et les responsables E.Leclerc en font partie.

Quatre mots résument notre ligne de conduite : rusticité, terroir, tradition, authenticité. 

Myriam, Eric et Cyril Soulié, éleveurs Alliances Locales E.Leclerc de Carcassonne

Racontez-nous l’histoire de votre exploitation ?

Mon mari et moi-même nous sommes installés en 1997 sur deux exploitations différentes, l’une élevant des vaches blondes d’Aquitaine, l’autre des limousines. En 2007, notre fils Cyril s’est installé avec nous et nous avons regroupé les deux troupeaux. Nous exploitons désormais environ 260 hectares, et nous continuons à nous développer pour répondre à la demande du magasin E.Leclerc de Carcassonne !

Comment vivent vos vaches ?

Nous sommes pratiquement autonomes, et nous cherchons à l’être toujours plus. L’alimentation des bêtes provient presque exclusivement de l’exploitation. Seul le tourteau de colza vient de l’extérieur, mais reste naturel et local. Nous avons récemment semé du lupin pour apporter des protéines végétales azotées dans leur alimentation, nous n’achetons pas d’intrants et le fumier est étendu sur nos parcelles. Nos bêtes pâturent également sur des prairies naturelles, elles sont à l’estive de mai jusqu’à la fin octobre, à 9 kilomètres de la ferme et à 800 mètres d’altitude.

C’est ce qui fait la qualité de votre viande ?

C’est un ensemble, il y a la race des vaches et la qualité de leur alimentation. Depuis deux ans, nous avons investi dans une fabrique d’aliments, ce qui nous permet de leur préparer des rations équilibrées avec les produits de la ferme. Et chez nous, les bêtes partent quand elles sont assez grasses, pas avant. Les animaux sélectionnés sont exclusivement des vaches sans lait ni vêlage, âgées de dix ou onze ans maximum, qui disposent d’une étable à part et d’une alimentation spécifique pour quatre mois d’engraissement. Nous sélectionnons les meilleures bêtes pour le centre E.Leclerc de Carcassonne, et le chef boucher se déplace d’ailleurs lui-même régulièrement sur notre exploitation.

Comment fonctionne votre Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Carcassonne, justement ?

Tous les lundis, j’appelle le chef boucher pour connaître ses besoins. La viande est en rayon quelques jours plus tard. Au début, nous fournissions deux bêtes par mois, aujourd’hui trois, et nous espérons arriver à quatre. Le magasin est demandeur, les consommateurs aussi, et nous avançons peu à peu vers cet objectif avec la même exigence de qualité.

Était-ce important pour vous de les commercialiser près de chez vous ?

Bien sûr, ça fait partie de nos valeurs. Nous avons d’ailleurs été les premiers, ici, à nous lancer dans la vente directe aux consommateurs ! Cette autonomie nous a beaucoup aidés, mais la logistique était très lourde et générait beaucoup de stress. Je passais plus de temps à gérer les livraisons qu’à faire mon métier. D’autant que les commandes étaient très variables et nous laissaient peu de visibilité, alors que l’Alliance Locale E.Leclerc nous permet de voir plus loin.

Quel bilan faites-vous de ce partenariat Alliances Locales E.Leclerc ?

C’est grâce à eux que nous en sommes là aujourd’hui. Nous travaillons sur la base d’une vraie confiance réciproque, ils en sont enchantés, et nous aussi ! Nous avons d’ailleurs calculé nous-mêmes nos prix, qu’ils ont immédiatement accepté. Ils n’ont jamais cherché à les tirer vers le bas. Ce sont des rapports simples, sans logistique pesante. L’Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Carcassonne nous a aidés à avancer, à monter notre troupeau, à nous développer. Les commandes fixes nous permettent de nous projeter, et c’est aussi le cas des banques, qui sont rassurées par l’existence d’un partenariat durable. Quant aux consommateurs, ils savent exactement d’où vient leur viande puisqu’elle est valorisée en rayon avec notre photo, notre nom, un texte explicatif sur les conditions d’élevage de nos bêtes… Les gens achètent en confiance, et nous travaillons en confiance !

Nos bêtes pâturent sur des prairies naturelles, elles sont à l’estive de mai jusqu’à la fin octobre.

Jean-Luc et Serge Cazaux, gérants de la charcuterie André Cazaux, Alliances Locales E.Leclerc de Foix

Quelle est l’histoire de votre charcuterie ?

L’entreprise est née en 1969 dans une petite charcuterie ariégeoise, qui est toujours notre vitrine. Nos parents l’ont reprise et développée, notre père faisait des tournées avec un camion-boutique dans le canton du Couserans. Depuis, nous avons créé une unité de fabrication et connu plusieurs extensions, tout en restant très locaux. Nous sommes toujours une entreprise familiale avec une trentaine de salariés, mon frère Serge est maître artisan alors que je pilote la partie commerciale. Et ma mère est toujours au magasin !

Quels sont vos produits les plus traditionnels ?

Nous sommes spécialistes en produits secs : saucissons, saucisses sèches et jambons secs affinés jusqu’à deux ans. Nous laissons le temps au temps, avec un salage doux et aucun conservateur. Nous produisons également du boudin à l’ancienne, du pâté et des saucisses fraîches, mais les produits secs constituent l’ADN de l’entreprise. Ils ont d’ailleurs récolté 21 médailles au Concours général du salon de l’agriculture, avec une double médaille d’or en 2020 pour la saucisse sèche Le Pastou et le jambon sec André Cazaux.

Cet aspect local est au cœur de votre démarche ?

Toujours. Nous sommes extrêmement attachés à nos Pyrénées ariégeoises. Notre matière première provient exclusivement des Pyrénées, et c’est d’ailleurs pour aller encore plus loin dans cette démarche que nous avons développé un partenariat avec Eric Couzinet, un éleveur de porcs de plein air situé à vingt minutes de chez nous. C’est une prise de risques pour nous comme pour lui, mais nous voulions créer une filière hyper-locale centrée sur le bien-être animal, que nous espérons développer plus tard. C’est une façon de pérenniser l’agriculture, de faire vivre notre région, de créer de l’emploi et de préserver les savoir-faire. Pour nous, c’est l’avenir.

Qu’est-ce qui caractérise vos Alliances Locales E.Leclerc ?

L’authenticité. Tout a démarré par une rencontre humaine entre mon père et le propriétaire du centre E.Leclerc de Rouffiac. Des liens profondément humains se sont noués dès le départ, et ils se poursuivent aujourd’hui. Pour nous, ces valeurs humaines sont essentielles, ce sont des relations qui vont au-delà du commerce. L’entreprise André Cazaux a développé un partenariat très fort avec l’enseigne dès le début, ils ont cru en nous. Ils attendaient un produit, pas un prix, et nous avons dû nous montrer à la hauteur. Nous sommes référencés dans les magasins E.Leclerc depuis 1995, et nous avons aujourd’hui noué des Alliances Locales E.Leclerc avec les magasins de Foix et de Saint-Jean-du-Falga.

Comment ces Alliances Locales E.Leclerc vous valorisent-elles ?

Nous sommes respectés, mis en avant avec un vrai travail de fond sur la communication. Nous sommes en photo à l’entrée du magasin, nous avons été filmés dans notre cave d’affinage, ils communiquent sur l’entreprise et son savoir-faire. Dès le début, les propriétaires des magasins sont venus eux-mêmes visiter notre entreprise, parfois avec leurs responsables qualité ou produits frais, pour apprendre à nous connaître. C’est symbolique, et ça veut tout dire. E.Leclerc valorise autant le produit que ses producteurs.

Que vous apporte ce partenariat Alliances Locales E.Leclerc ?

Il s’agit d’une vraie signature qui valorise l’ancrage local, mais aussi d’une reconnaissance de notre démarche qualité. Il nous offre une visibilité supplémentaire et surtout, un outil pour communiquer avec les consommateurs. Ils sont en demande de produits locaux de qualité, et répondre à cette demande permet de faire vivre tout un territoire. La charcuterie André Cazaux, les centres E.Leclerc, les clients, tout le monde en sort gagnant. Le local, c’est de l’emploi, du savoir-faire, et c’est ce qui dynamise notre territoire.

Nous sommes spécialistes en produits secs : saucissons, saucisses sèches et jambons secs affinés jusqu’à deux ans, avec un salage doux et aucun conservateur.

Baptiste Delmas, vigneron Alliances Locales E.Leclerc de Limoux

Parlez-nous de votre domaine, comment est-il né ?

Mon grand-père cultivait trois hectares de Mauzac, le cépage autochtone de Limoux, tout en travaillant à l’usine. Il vinifiait avec mon arrière-grand-père dans le garage, puis vendait les bouteilles au village. Lorsque mon grand-père a eu un accident de travail, mon père qui était devenu cuisinier entre-temps a repris la vinification artisanale. Il a fait des marchés, puis des salons et sur l’un d’eux, il a rencontré un exportateur qui lui a ouvert de nouvelles portes. Sans employés, avec ma mère, ils se sont progressivement développés jusqu’à commercialiser le domaine Delmas aux États-Unis, en Suisse ou en Allemagne. Le tout, en agriculture biologique dès 1986.

Pourquoi cette conversion pionnière en agriculture biologique ?

L’état d’esprit était déjà présent, et mon père a rencontré les bonnes personnes au bon moment, au point de faire partie des premiers vignerons à créer le cahier des charges bio et à obtenir le label en 1986. Il a également participé à la création du salon Millésime Bio, le mondial du vin biologique de Montpellier. La conversion en bio lui a ouvert de nouveaux marchés. Et la rigueur de la démarche lui convenait, il était cuisinier auparavant, il avait cette exigence de qualité. Personnellement, j’ai grandi dans cet état d’esprit, c’est une évidence. Nous avons la chance de vivre dans des paysages magnifiques, de profiter d’un terroir d’exception, et préserver cette biodiversité fait partie du plaisir de notre métier. Nous devons trouver le bon équilibre entre la vigne et ce qui nous entoure. J’ai repris le domaine en 2015, et il couvre aujourd’hui trente hectares. Je ne souhaite pas étendre les vignes, mais valoriser ce que nous avons. La cave a par exemple été agrandie, pour disposer de plus d’espace mais aussi dans une démarche de fonctionnalité et d’économies d’énergie qui met en valeur notre travail et nos engagements.

Quelles sont vos produits phares ?

Au cœur de notre histoire, il y a l’AOC (Appellation d’origine contrôlée) Blanquette de Limoux et la Blanquette Méthode Ancestrale. Le Crémant de Limoux a lui aussi reçu son label AOC en 1990. Et le Limoux AOC blanc est 100 % Chardonnay, avec des parcelles soigneusement sélectionnées. Quant au Pinot noir, nous le cultivons sur trois terroirs, de l’entrée de gamme jusqu’au haut de gamme. J’ai sorti de nouvelles cuvées dès 2015 : Le Passeur incarne le transfert entre mes parents et moi, un vin qui prend son temps et qui associe Chardonnay, Mauzac et Chenin. Il y a eu ensuite Le Grand Saut, un Pinot Noir, puis l’Envol, incarnant la fin de la transition. Pour celui-ci, j’ai travaillé le Mauzac, notre cépage emblématique, afin de le valoriser en blanc et pas seulement en effervescent. Ce sont de petites cuvées hautement symboliques, avec des clins d’œil à mes maîtres de stage ou à mes grands-parents.

Comment a commencé l’Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Limoux ?

Ma mère s’occupait du démarchage à l’époque, elle les a contactés et ils ont été aussitôt réceptifs. Le partenariat a rapidement été satisfaisant pour tout le monde. Ils nous ont d’ailleurs demandé de rentrer de nouvelles cuvées, ce que nous avons fait. Nous fixons nos prix, ils passent leur commande, elle est livrée le lendemain au plus tard. Et les rapports sont particulièrement humains, ma mère s’est toujours très bien entendue avec le responsable. Je reprends moi-même progressivement la partie commerciale, et je compte bien maintenir la qualité de ces rapports.

Est-ce essentiel pour vous de vendre votre production près de chez vous ?

Bien sûr. Je travaille beaucoup avec les restaurants et les cavistes, et j’espère développer cet aspect local en enrichissant notre offre sur le domaine, avec des visites ou des pique-niques dans les vignes, des découvertes de la cave et des dégustations dans le chai à barriques autour d’amuse-bouches. J’ai envie de faire vivre notre domaine, de proposer de nouvelles choses. C’est aussi ça, le local, faire découvrir aux gens ce qu’ils ont à côté de chez eux, les paysages comme les produits. Et c’est ce que nous aident à faire les Alliances Locales E.Leclerc.

Quels avantages tirez-vous de ce partenariat avec le magasin de Limoux aujourd’hui ?

Avant tout, une grande visibilité, l’occasion de toucher une clientèle différente. Le magasin E.Leclerc de Limoux voit passer un très grand nombre de consommateurs, ce qui nous permet de leur faire découvrir notre production locale. D’autant plus que nos vins sont mis en valeur au sein d’une belle cave dans le magasin, avec un responsable E.Leclerc qui connaît son métier, à disposition pour conseiller les clients.

Mon père a développé l’activité en agriculture biologique dès 1986. Il a fait partie des premiers vignerons à obtenir le label. 

Christophe Bonnaud, producteur Alliances Locales E.Leclerc de Bollène

Vous avez repris l’exploitation familiale ?

Je suis la troisième génération. Dans les années 60, mon grand-père produisait des kiwis, des fraises et des pêches. Mon père a créé l’entreprise actuelle dans les années 80, et j’ai repris le flambeau il y a une vingtaine d’années. Je cultive toujours les mêmes terres, mais nous nous sommes développés au fil du temps.

Quels fruits produisez-vous dans la Drôme provençale aujourd’hui ?

Principalement des abricots, des pêches, des nectarines et des fraises, dont nous développons chaque année la culture. Nos récoltes d’abricots ont beaucoup souffert ces dernières années des épisodes de grêle puis de gel, encore cette année. Nos fraises sont cultivées hors sol, sous serre, ce qui les protègent des aléas climatiques et nous permet de tenir en cas de coup dur sur les cultures plus exposées. Surtout, elles bénéficient d’un substrat riche et reçoivent ce dont elles ont besoin pour se développer au mieux. Nous obtenons de belles plantes, de très bonnes fraises, le tout avec un ramassage moins pénible puisqu’elles poussent à hauteur d’homme. Et puisque nous maîtrisons mieux les paramètres, il est plus facile de limiter les traitements ou de mettre en place des méthodes alternatives pour une production responsable.

Pourquoi avoir choisi la labellisation HVE, ou Haute Valeur Environnementale ?

Nous sommes labellisés HVE depuis plus d’un an, mais le choix était logique puisqu’avant ça, nous étions déjà certifiés Global G.A.P., un référentiel de bonnes pratiques agricoles. Nous étions également en culture raisonnée, tout était donc déjà en place. Nous sommes là pour préparer l’avenir de nos enfants, pas pour polluer. Nous essayons de trouver d’autres méthodes de lutte, comme pour nos fraises qui ne reçoivent aucun insecticide durant le ramassage. Nous mettons en place d’autres moyens, notamment grâce à des insectes qui éliminent naturellement les ravageurs. Pour les pêchers, nous utilisons des phéromones dans les champs afin d’éloigner les insectes des arbres. Il est parfois compliqué de trouver des solutions alternatives qui fonctionnent et chaque saison est un pari, mais même avec les difficultés, nous aimons profondément notre métier.

Comment a débuté l’Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Bolenne ?

Nous nous sommes adressés à eux il y a une quinzaine d’années. Toute la grande distribution ne souhaite pas forcément travailler avec des producteurs locaux, mais eux le voulaient. Et pour nous, travailler en direct, sans intermédiaire, c’est aussi valoriser notre produit. D’autant qu’il est très satisfaisant de voir nos fruits juste à côté de chez nous !

Que vous apporte un tel partenariat de proximité ?

Le local permet de proposer des produits ultra-frais, ce qui est aussi valorisant pour le magasin E.Leclerc que pour nous. Le responsable de rayon peut m’appeler le lundi matin quand il n’a plus de stock, il est livré deux heures plus tard. La semaine, il appelle le soir et est livré le lendemain. Et nous livrons des fraises ramassées la veille ou le jour même, alors que passer par un intermédiaire nous ferait perdre au moins une journée de fraîcheur. Ce circuit court sans intermédiaires permet aussi un prix plus juste.

Est-ce un avantage aussi pour les clients du magasin E.Leclerc ?

Le but final, c’est toujours le consommateur ! Il doit s’y retrouver avec des produits frais, locaux et de qualité au bon prix, et c’est ce que permettent les Alliances Locales E.Leclerc. Nous produisons et nous commercialisons nous-mêmes, nous savons où vont nos fruits et le consommateur sait d’où ils viennent. Nous revenons à l’essentiel, à l’échelle du producteur, du primeur d’antan.

Nous sommes labellisés HVE depuis plus d’un an, mais le choix était logique puisque avant ça, nous étions déjà certifiés Global G.A.P.

Frédéric Buisson, gérant Somapain et Les Pâtés Nîmois, Alliances Locales E.Leclerc de Nîmes

Comment a commencé votre aventure dans la boulangerie ?

C’est une histoire familiale ! Somapain est une boulangerie traditionnelle qui passe de père en fils depuis 1811. Plus exactement depuis que Louis Buisson, employé de mairie, a racheté le four centenaire avec lequel il faisait cuire les pains du village de Marguerittes pour créer sa propre boulangerie. Je travaille avec mon frère depuis vingt-cinq ans, nous avons été propulsés chefs d’entreprise très jeunes. Nous sommes une maison de tradition tournée vers l’avenir, et je suis très fier de poursuivre sur la voie de mes ancêtres.

Quelles sont ces spécialités locales qui font votre réputation ?

De vieilles recettes très régionales déjà cuisinées par mes aïeux, comme la célèbre fougasse sucrée d’Aigues-Mortes ou les versions salées aux grattons de porc, à l’olive, au chorizo… Il y a aussi la Minerve de Nîmes, une gourmandise typique qui permettait à l’origine de réutiliser les brioches rassies en les coupant en tranches pour les napper de glaçage au sucre. Et maintenant, les Petits Pâtés nîmois, une véritable légende locale que nous avons rachetée il y a quelques mois. Le producteur souhaitait vendre, mais pas à n’importe qui. Il s’agissait d’un ami et la démarche avait du sens, puisqu’elle concernait un produit traditionnel et local de pâtisserie charcuterie.

Ces valeurs locales et traditionnelles sont au cœur de votre démarche qualité ?

Faire des produits de tradition avec des matières premières venues d’ailleurs n’a pas de sens à mes yeux. Nous utilisons un maximum de matières premières locales ou régionales pour rester cohérents avec la recette. La fleur d’oranger de notre fougasse vient par exemple de Grasse et oui, elle est plus chère, mais la qualité est au rendez-vous. Nous sommes de petits producteurs, nous ne pouvons pas nous aligner sur les gros industriels et ce n’est ni notre but, ni notre rôle. Nous jouons le jeu de la proximité, ce qui nous permet de proposer des produits frais de qualité sans aucun conservateur. Nous livrons quasiment à la demande et nous préférons d’ailleurs livrer plus souvent, en petites quantités, pour garantir la fraîcheur du produit. Tout ça garantit aussi la traçabilité du produit, et c’est ce qu’attendent les consommateurs.

C’est ce qui vous rapproche du magasin E.Leclerc de Nîmes ?

Totalement. Le propriétaire du centre E.Leclerc de Nîmes est très attaché à la démarche locale, mais aussi humaine, c’est dans l’ADN du magasin. J’étais déjà fournisseur, et il m’a proposé d’intégrer les Alliances Locales E.Leclerc autour d’un déjeuner. Là encore, la démarche avait du sens. Nous avons une vraie relation de partenaires. Je lui ai d’ailleurs présenté le producteur des Petits Pâtés nîmois qu’il a intégré aux Alliances Locales E.Leclerc bien avant notre rachat, et il m’a lui-même dirigé vers d’autres centres E.Leclerc de la région. Il est aussi très impliqué dans la vie locale et associative que je défends moi-même dans mon village. À chaque fois que je l’ai vu être sollicité, il a répondu positivement.

Que vous apporte cette Alliance Locale E.Leclerc aujourd’hui ? 

Une visibilité très importante et une image de marque. L’Alliance Locale E.Leclerc, c’est une garantie de qualité pour le consommateur et un moyen de se différencier des gros industriels pour nous. Aujourd’hui, les clients ont besoin de savoir qui se cache derrière le produit, comment il est fabriqué, ce qu’il contient, d’où il vient… Il y a un vrai retour au terroir, un besoin d’authenticité. Vendre un produit ne suffit pas, nous devons raconter une histoire, notre histoire. Pas des histoires ! C’est ce qu’on m’a transmis, et ce que je transmets moi-même aujourd’hui. Respecter la tradition, mais rester ouvert pour continuer à avancer. Avec les Alliances Locales E.Leclerc, tout est clair, ma photo est sur l’étiquette, nous sommes valorisés en magasin et régulièrement mis en avant.

Avez-vous un souvenir particulier dans le cadre de l’Alliance Locale E.Leclerc ?

Quand j’ai voulu travailler sur une vieille recette traditionnelle qui me venait de mon père, la brioche des rois provençale appelée royaume, le magasin E.Leclerc de Nîmes a été le premier à me faire confiance. La concurrence était rude, la période courte et notre produit plus cher puisque qualitatif, mais le propriétaire du magasin a choisi de me suivre et de le mettre en valeur. Il ne l’a jamais regretté !

Aujourd’hui les clients ont besoin de savoir qui se cache derrière le produit, comment il est fabriqué, ce qu’il contient, d’où il vient. 

Lionel Souchon, producteur Alliances Locales E.Leclerc d’Alès

Depuis quand cultivez-vous l’asperge ?

J’ai commencé en 2010. Mes parents en cultivaient il y a déjà longtemps, j’avais envie de compléter mes vignes avec une production supplémentaire. Je me suis lancé sur de petites quantités en 2010 et j’ai développé la production au fil du temps. Aujourd’hui, elles représentent environ deux hectares, pour un quart de ma production.

Quelles sont les particularités de l’asperge ?

C’est le légume symbolique du printemps, à la fois très demandé et très attendu, avec une méthode de culture spécifique en buttes. L’asperge arrive entre fin mars et début avril, quand la nature s’éveille. Elle peut être cultivée sous serre ou sous film plastique pour récolter plus tôt, mais personnellement, je préfère laisser faire la nature et respecter sa saisonnalité. S’il ne fait pas assez chaud, la terre chauffe plus tard et l’asperge sort plus tard, c’est tout. Je n’utilise ni serre ni film plastique, aucun traitement en période de récolte. Et pour la récolte, j’utilise des gouges, des outils traditionnels qui rentrent dans les buttes pour extraire délicatement les asperges. Produit saisonnier ou non, pour obtenir une belle production, il faut s’en occuper toute l’année.

La saisonnalité et la proximité sont essentielles pour des asperges de qualité ?

C’est ma façon de travailler, en tous cas. Nous sommes une exploitation artisanale, à taille humaine, et j’y tiens. Je ne souhaite ni trop grandir, ni tomber dans une culture intensive, pour conserver le même plaisir que j’ai aujourd’hui à cultiver. Je fais aussi de la vente directe, j’aime rencontrer les gens et échanger avec les consommateurs. Vendre en local est plus simple et garantit la fraîcheur du produit, essentielle à la qualité de l’asperge.

Ce sont des valeurs que vous partagez avec le magasin E.Leclerc d’Alès ?

Oui, et c’est ce qui me permet de les livrer tous les jours. La taille de mon exploitation m’empêche de livrer pour deux jours en une fois, je n’ai pas les quantités suffisantes. Mais la proximité du magasin me permet justement de livrer chaque jour des asperges fraîchement récoltées. C’est de l’ultra-frais, à un prix abordable du fait de l’absence d’intermédiaire, et ça marche. Les gens sont demandeurs.

Vous retrouvez cette authenticité dans les rapports humains ?

Dès ma prise de contact avec le propriétaire du magasin, il s’est déplacé lui-même sur l’exploitation avec son fils, qui a maintenant pris sa relève à la tête du magasin, pour voir les champs et la façon dont je travaillais. Nous avons développé de très bons rapports, simples et francs. Ils savent se placer au niveau des producteurs, nous traitons d’égal à égal. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à venir chercher eux-mêmes des asperges en cours de journée, quand ils manquent de stock et que je ne peux pas me libérer pour livrer ! J’attends aussi avec impatience la reprise des rencontres avec les consommateurs en magasin.

Après un an de partenariat, quels avantages tirez-vous de votre Alliance Locale E.Leclerc ?

Il y a la reconnaissance de la qualité du produit, mais aussi la quantité. Le magasin E.Leclerc d’Alès passe des volumes de commande conséquents, sans chercher à maximiser ses bénéfices au détriment des producteurs ou des consommateurs. Quand ils ont un bon produit, ils savent en faire un produit d’appel qui valorise toute la chaîne. Notre région est belle, c’est notre identité, nous devons la défendre et la mettre en avant. C’est ce que les Alliances Locales E.Leclerc nous aident à faire, et c’est ce qu’attendent les consommateurs : plus d’authenticité, plus de traçabilité.

Nous sommes une exploitation artisanale, à taille humaine, et j’y tiens. C’est ce qui me permet de livrer chaque jour des asperges fraîchement récoltées. 

Philippe et Baptiste Bonnefoy, producteurs Alliances Locales E.Leclerc d’Apt

Qu’est-ce qui caractérise votre exploitation ?

La famille ! Je suis la quatrième génération à travailler sur l’exploitation familiale, j’ai rejoint mon frère aîné il y a six ans. Nous avons toujours essentiellement cultivé le melon, mais depuis mon arrivée, nous avons commencé à diversifier les cultures avec des fraises, des tomates, des courges ou du raisin. Mais nous restons une exploitation à taille humaine sur laquelle nous travaillons en famille.

Vous cultivez toujours le melon de Cavaillon de la même façon ?

Il y a des différences de variétés, le melon a évolué et les pratiques avec lui. À l’époque de mon père, le melon de Cavaillon était doté d’une peau lisse qui le rendait particulièrement fragile et complexe à récolter. L’arrivée du melon brodé, à l’écorce plus résistante, a permis des rendements plus importants et un meilleur visuel, sans compromis sur le goût. Aujourd’hui, nous travaillons en culture raisonnée, dans le respect des normes européennes, en limitant autant que possible les traitements. Nous testons toujours différentes variétés pour nous adapter à la terre et au climat, et surtout produire le meilleur melon de Cavaillon possible, sur les coteaux du Luberon !

Les circuits courts sont-ils essentiels à cette démarche ?

Ils sont toujours prioritaires. Le melon de Cavaillon est un vrai produit régional, et un gage de qualité rassurant pour le consommateur. Certains producteurs choisissent des variétés qui mûrissent en une fois pour grouper les récoltes, mais chez nous, le melon de Cavaillon mûrit doucement et n’est ramassé que lorsqu’il atteint sa maturité optimale. Nous le récoltons tous les matins à la main, il est calibré et trié l’après-midi, puis livré le lendemain matin au magasin. Ou le soir même en cas de besoin ! Nous n’avons recours aux expéditions qu’en dépannage, lorsqu’un pic de chaleur fait par exemple mûrir les melons trop vite et que le surplus est trop important. En livrant tous les jours des melons à maturité au magasin, les consommateurs ont accès à des produits frais de qualité qui peuvent se conserver plusieurs jours au réfrigérateur sans s’abîmer.

Quelle est l’histoire de votre Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin d’Apt ?

Une histoire humaine, puisque le responsable du rayon fruits et légumes est un ancien agriculteur qui était à l’école avec mon frère. Quand il a commencé à chercher des producteurs locaux, il s’est tourné vers nous, et nous travaillons ensemble depuis une dizaine d’années en toute confiance. Nous nous voyons tous les jours et nous connaissons forcément très bien. C’est toujours agréable d’avoir affaire à des personnes qui partagent les mêmes valeurs et s’impliquent vraiment pour valoriser nos produits.

Quels avantages en tirez-vous ?

La valorisation de notre travail, une reconnaissance, et une belle visibilité. Travailler en direct avec le magasin E.Leclerc d’Apt, et donc supprimer les intermédiaires, nous permet aussi d’obtenir un meilleur tarif. Ils nous soutiennent d’ailleurs lorsque le marché est difficile, en maintenant leurs commandes alors qu’ils pourraient acheter ailleurs. Et la satisfaction des clients est à la hauteur !

Quels sont les retours des consommateurs sur cette Alliance Locale E.Leclerc, justement ?

Le magasin communique beaucoup sur notre exploitation, ils nous mettent en avant à l’aide d’affiches ou de photos, et les gens commencent à nous connaître. L’Alliance Locale E.Leclerc les rassure, ils savent d’où vient le produit. Surtout, ils mangent des fruits mûris directement sur la plante à 10 km du magasin. Comme les melons, les fraises sont livrées tous les jours, et rien ne vaut le parfum d’un rayon garni de fraises tout juste récoltées ! Pour nous, proposer des produits frais de qualité avec lesquels le client se régale, c’est l’encourager à acheter la production des agriculteurs locaux. Et c’est ce qui sauvera notre agriculture.

Le melon de Cavaillon est un vrai produit régional, et un gage de qualité pour le consommateur. 

Mickaël Pomies, gérant de la confiserie Clavel, Alliances Locales E.Leclerc de Carpentras

Qu’est-ce qui définit la confiserie Clavel ?

Elle a presque 90 ans, il s’agit d’une véritable institution dans le Vaucluse, et encore plus à Carpentras ! Ma femme et moi-même avons repris l’activité en 2018, et nous nous attachons depuis à en valoriser le savoir-faire tout en la projetant vers l’avenir. Nous sommes spécialisés dans la fabrication de confiseries traditionnelles, avec des bonbons rétro, des sucettes, des pâtes de fruits et l’incontournable berlingot de Carpentras, au cœur de notre ADN.

Quelle est la particularité du berlingot de Carpentras, justement ?

Il s’agit de l’un des plus vieux bonbons de France ! Il est aromatisé à la menthe mais de couleur rose, tout simplement parce que 150 ans plus tôt, un pâtissier a décidé de le fabriquer avec le sirop servant à confire des fruits rouges… c’est une spécificité qui fait son caractère et que nous avons volontairement conservée. Il s’agit d’un produit emblématique du Vaucluse, alors même que sur la trentaine de producteurs qui le fabriquaient cinquante ans plus tôt, nous ne sommes plus que deux. Le valoriser, c’est aussi sauvegarder un patrimoine. Mais avec une valeur ajoutée, puisque comme pour toutes nos confiseries traditionnelles, nous l’enrichissons d’une vraie démarche sociale et environnementale.

En quoi consiste cette démarche ?

C’est un état d’esprit, une volonté de respecter notre héritage tout en l’adaptant aux attentes d’aujourd’hui. Nous faisons partie de cette génération de jeunes entrepreneurs dans de vieux métiers de savoir-faire, très attachés au modèle traditionnel, mais avec l’envie de le projeter dans le vingt-et-unième siècle. Nous sommes en train de réduire tous les emballages et nous visons la suppression totale des emballages polluants type plastique ou PVC. Nous avons déjà mis en place des films 100 % biodégradables et compostables, remplacé les bâtonnets en plastique des sucettes par du bois, généralisé les boîtes métalliques recyclables et réutilisables pour les bonbons, les étuis en carton pour les pâtes de fruits, qui sont d’ailleurs sans arômes ni colorants. Nous développons une gamme bio et avons pour projet de n’utiliser que des colorants végétaux pour les bonbons. Nous utilisons également un maximum de matières premières d’origine locale, françaises et parfois labellisées. Le miel de Provence ou les clémentines corses sont dotées d’une IGP (Indication géographique protégée), notre sucre vient d’Aubagne et le sirop de glucose du Gard. Choisir un miel issu d’une coopérative à côté de chez nous coûte plus cher, mais c’est aussi ce qui fait notre légitimité. Nous privilégions la qualité et l’écoresponsabilité.

Comment fonctionne votre Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Carpentras ?

La collaboration est historique, elle existait déjà lorsque nous avons repris la confiserie. Mais nous avons noué depuis des liens forts, humains presque plus que professionnels. Nous les connaissons très bien, tout comme eux connaissent parfaitement notre entreprise et nos produits. C’est plus que du commerce, et cet ancrage local est riche de sens, le berlingot de Carpentras doit être à Carpentras !

Quels bénéfices tirez-vous de ce partenariat avec l’enseigne E.Leclerc ?

La grande distribution est incontournable aujourd’hui, elle nous permet de rendre accessible un savoir-faire local de tradition au plus grand nombre. Elle nous offre une vraie visibilité, et très concrètement, nous permet d’assurer des ventes toute l’année alors que nous sommes dépendants de la saisonnalité du tourisme, notamment pour le berlingot de Carpentras. C’est un réseau qui nous offre une certaine régularité, d’autant plus essentielle que le prix est juste, pour nous, pour le magasin et pour les consommateurs.

L’Alliance Locale E.Leclerc vous accompagne dans vos projets ?

Toujours ! Nous les tenons au courant de nos progrès et ils nous suivent dans nos projets, y compris quand il s’agit de tester de nouveaux produits. De notre côté, nous avons récemment validé une convention de partenariat avec le parc à thème Spirou, un autre acteur incontournable du territoire… dans laquelle le magasin E.Leclerc de Carpentras jouera un rôle central puisqu’il commercialisera les boîtes contenant des entrées gratuites et mettra en place la PLV. Il s’agit presque d’une tripartite !

Nous développons une gamme bio, et avons pour projet de n’utiliser que des colorants végétaux pour les bonbons.

Raphaël Vannelle, co-propriétaire de la distillerie A. Blachère, Alliances Locales E.Leclerc de Morières-lès-Avignon

La distillerie A.Blachère est une légende en Provence, pourquoi ?

C’est la plus vieille de Provence ! Elle a été créée en 1835, à Avignon. Elle produisait alors des liqueurs créées à partir d’ingrédients trouvés dans la nature environnante, et disposait de plusieurs entrepôts autour du Palais des Papes. L’une de ces liqueurs, l’Élixir du Mont Ventoux®, a même inspiré Frédéric Mistral dans un quatrain en provençal. Après la seconde guerre mondiale, la distillerie a commencé à produire des sirops qui sont devenus extrêmement populaires dans la région. Aujourd’hui encore, ils représentent 80% de notre production. Et l’entreprise est restée familiale, se transmettant de génération en génération jusqu’à ma femme, Sandrine Blachère.

Y a-t-il un produit plus emblématique qu’un autre ?

En plus de l’Élixir du Mont Ventoux de Frédéric Mistral, l’Origan du Comtat® a lui aussi sa légende : à base de plantes locales, il était administré à la fin du 18e siècle pour soigner le choléra. La population a d’ailleurs estimé qu’il avait sauvé la ville, au point que de gigantesques céramiques en son honneur sont restées exposées sur les remparts pendant plus de trente ans ! Quant au Sirop PAC Citron®, il est emblématique en Provence. Il a été créé il y a presque soixante ans : du vrai jus, du vrai sucre, pas de colorant. C’est son authenticité qui fait la force et la qualité du produit. Il est tellement connu ici que les gens ne réclament jamais de sirop de citron, mais simplement un « PAC à l’eau ». L’année dernière, nous avons créé une étiquette entièrement en langue provençale pour célébrer ses origines, en se demandant si les consommateurs seraient intéressés. L’impact a été énorme et notre petit tirage si vite épuisé que nous réitérons avec une édition limitée cet été !

Les recettes d’aujourd’hui sont-elles les mêmes qu’à l’origine ?

Oui, et c’est essentiel pour nous. Lorsque nous avons repris la distillerie, nous disposions de recettes originales écrites en provençal local dans un vieux cahier, que nous avons fait traduire. Quelques plantes rares ont aujourd’hui disparu et la cueillette sauvage sur le Mont Ventoux n’est bien sûr plus possible, mais nous avons préservé l’essentiel des recettes, en utilisant autant de matières premières locales et françaises que possible. C’est notre identité, nous sommes une société régionale, nous travaillons avec les produits de notre région et nous vendons dans notre région.

Retrouvez-vous ces valeurs dans les Alliances Locales E.Leclerc ?

Profondément. Les Alliances Locales E.Leclerc ne sont pas un prétexte, mais une démarche authentique incarnée par une recherche poussée de métiers et de produits locaux et régionaux. Les responsables E.Leclerc s’impliquent vraiment, ils se déplacent pour voir les produits et les consomment eux-mêmes. Ce sont des gens de terrain, ce qui est rare, et les magasins sont indépendants, donc plus sensibles au local et à la proximité. Ils ont une vraie volonté de mettre en avant les savoir-faire et les produits de chez eux, de faire travailler les entreprises locales, et ils le font bien. Avec eux, nous parlons du produit avant tout, pas du prix.

Vous avez noué de vraies relations de confiance ?

Totalement. Nous nous suivons depuis longtemps, plus de vingt ans pour certains. Des liens étroits se sont créés, nos commerciaux connaissent très bien les chefs de rayon et le directeur de magasin, ce qui est d’ailleurs aussi valable pour les autres magasins E.Leclerc avec lesquels nous travaillons. Nous les livrons tous en direct. Ils savent que nous sommes fiables, et nous savons qu’ils sont là pour nous soutenir. Ce sont des relations construites sur la durée, dans la confiance, qui créent des conditions de travail optimales. En vingt ans, nous n’avons jamais eu le moindre problème.

Que vous apporte ce partenariat avec le magasin E.Leclerc de Morières-Lès-Avignon aujourd’hui ?

L’équipe est réellement attentive au produit, nous sommes bien exposés, et c’est cette mise en avant qui nous permet de progresser en occupant plus de place face aux marques nationales. Ils nous ont d’ailleurs beaucoup soutenus durant la crise sanitaire, alors que notre activité avec les cafés, hôtels et restaurants était totalement à l’arrêt. Le magasin E.Leclerc de Morières-Lès-Avignon nous a permis de renforcer la mise en avant de nos produits et de mettre en place des opérations de promotion pour limiter les dégâts.

Nous sommes une société régionale, nous travaillons avec les produits de notre région et nous vendons dans notre région 

Judicaël Brunat, producteur et distributeur de noix, Alliances Locales E.Leclerc de Chambéry

Racontez-nous l’histoire de votre exploitation ?

Je me suis installé en 2005 en polyculture. J’ai progressivement arrêté l’élevage laitier puis racheté la partie commerciale, Alpinoix, en 2018, pour pouvoir gérer la filière de A à Z. Au lieu de vendre à un négociant, je travaille aujourd’hui en direct avec la grande distribution, ce qui me permet de mieux valoriser ma production.

Quelles sont les spécificités des noix Alpinoix ?

La noyeraie se site à 500 mètres d’altitude environ, face aux montagnes du Vercors, dans une zone de polyculture où la concentration de noyers est faible. Ils sont donc naturellement moins exposés aux ravageurs, ce qui permet de limiter les traitements. L’année dernière, j’ai fait la démarche pour obtenir l’AOP (Appellation d’Origine Protégée) noix de Grenoble. Elle impose un cahier des charges strict : variétés de noix, fertilisation, traitement, broyage, ramassage, dates de récolte, séchage, calibre, taux d’erreur… Chaque étape s’inscrit dans une démarche qualitative, environnementale et locale. Les traitements prennent même en compte la distance des habitations pour éviter toute nuisance potentielle pour les voisins. Passer en bio s’inscrit dans une démarche similaire. C’est un vrai pari, puisque même si les noyers étaient déjà très peu traités, la conversion impose des investissements, par exemple sur les engrais organiques, plus coûteux, alors que le label ne s’obtient qu’après trois ans de conversion. Je suis en première année de conversion.

Pourquoi tous ces changements ?

C’est un état d’esprit global. Les noix de Grenoble AOP sont un produit de terroir, et c’est une fierté de le distribuer sur notre territoire, de montrer que les agriculteurs se battent pour proposer des produits de qualité chez nous tout en restant attentifs à l’environnement. Le réchauffement climatique est bien présent, nous essayons tous de faire notre part, chaque geste compte. J’utilise d’ailleurs des systèmes de récupération d’eau pour irriguer les noyers. Il existe également une vraie demande des consommateurs sur l’AOP noix de Grenoble, c’est un label de qualité reconnu au niveau mondial et une vraie richesse de l’avoir sur notre territoire. Il permet de valoriser le produit et m’a ouvert de nouveaux marchés. Aujourd’hui, Alpinoix commercialise des noix de Grenoble AOP avec leur coque, mais aussi des cerneaux blancs en barquettes. Les noix qui ne correspondent pas à ces calibrages sont utilisées en boulangerie-pâtisserie ou destinées à l’huilerie.

À quelle occasion avez-vous développé des Alliances Locales E.Leclerc ?

Lorsque j’ai racheté la partie commerciale d’Alpinoix, des contrats existaient déjà avec plusieurs magasins locaux et d’autres sont arrivés par la suite. Je travaille notamment avec les centres E.Leclerc de Comboire, Vienne, Champvert, Tignieu-Jameyzieu, Saint-Clair-du-Rhône, Beynost… Je suis également très attaché au centre E.Leclerc de Chambéry, puisqu’il s’agit du premier que j’ai moi-même démarché, en 2018. Mais les relations sont les mêmes avec tous : ouvertes, directes, basées sur l’échange.

Quels avantages vous offrent ces partenariats ?

Humainement, ils m’ont permis d’évoluer. J’ai énormément appris aux côtés des responsables de rayons sur le fonctionnement du secteur fruits et légumes, sur leurs attentes et celles des consommateurs, mais aussi sur la façon d’aborder les rencontres suivantes ! Les Alliances Locales E.Leclerc m’ont aidé à pérenniser mon activité, et elles ont également déclenché de nouvelles opportunités. La visibilité apportée par l’enseigne a aussi aidé à nous faire connaître, auprès de la clientèle comme des autres centres E.Leclerc. Aujourd’hui, les habitués connaissent nos noix et les réclament s’ils ne les trouvent pas.

Avez-vous un souvenir particulier d’initiative dans le cadre d’une Alliance Locale E.Leclerc ?

Des animations en magasin sont régulièrement organisées avec les groupes de producteurs Alliances Locales E.Leclerc, et elles nous permettent de nouer une vraie relation avec les consommateurs. En 2019, lors d’une animation au magasin E.Leclerc de Chambéry, j’avais acheté une pralineuse pour proposer des noix caramélisées aux clients. Ils les ont tellement appréciées que je les fournies désormais à l’année au magasin ! Je déborde de projets, et nous allons continuer à avancer ensemble sur la même voie.

Aujourd’hui, les habitués connaissent nos noix et les réclament s’ils ne les trouvent pas. 

Gilles Chomarat, président de la charcuterie des Limouches, Alliances Locales E.Leclerc de Bourg-lès-Valence

Comment est née la charcuterie des Limouches ?

Mon père l’a créée en 1962. Ardéchois d’origine, il a migré ici et s’est installé dans une ferme où il élevait des poulets, des veaux et des cochons. Lorsque le secteur porcin a subi une crise, il a décidé de produire lui-même sa charcuterie avec des moyens artisanaux, et il a transformé son premier cochon. Il a ensuite embauché un charcutier puis s’est développé jusqu’à construire un séchoir au col des Limouches avec un magasin accolé, ce qui a donné son nom à la charcuterie ! J’ai moi-même commencé à apprendre le métier dès 1972, jusqu’à reprendre la gérance en 1993. Nous nous sommes agrandis, mais nous restons une petite entreprise familiale située en pleine campagne, au pied du Vercors, avec le même air montagnard qui donne leur goût unique à nos saucissons. 

Quelles valeurs défendez-vous aujourd’hui ?

La tradition, le local, l’authenticité… Nous travaillons exclusivement avec du porc français et privilégions l’approvisionnement local, tout en restant fidèles à notre savoir-faire historique. Les recettes ne varient pas, ou très peu, et certains fournisseurs nous accompagnent depuis très longtemps. Nous travaillons toujours avec la même rigueur, en conciliant les traditions artisanales et la sécurité alimentaire dans un strict respect des normes européennes. Cette qualité et cette régularité, c’est ce qui nous différencie et nous a permis d’acquérir une certaine réputation dans la région, notamment sur le saucisson et la caillette.

Ce sont vos produits phares ?

Sans conteste. Nos saucissons ont la particularité d’être fabriqués ici, séchés dans le Vercors au col des Limouches, et d’avoir été primés dans de nombreux concours. Quant à la caillette, il s’agit d’un produit emblématique de la région. La légende veut qu’elle ait été créée par les paysans d’ici, lorsqu’ils tuaient le cochon et ramassaient les derniers légumes du potager. Ce mélange de porc, de salade, de blettes ou d’épinards donnait de petits pâtés appelés caillettes. Les proportions de végétaux varient entre la Drôme et l’Ardèche, la recette se déguste froide ou chaude selon les préférences, mais la caillette reste une institution. À tel point qu’elle a sa propre confrérie à Chabeuil, dont le prince de Monaco a été fait chevalier !

Comment a débuté votre Alliance Locale E.Leclerc avec les magasins de Valence et de Bourg-lès-Valence ?

Par le sport ! J’ai rencontré le directeur du magasin de Valence alors que nous étions tous les deux sponsors du Valence Handball, avant tout échange professionnel. Il a goûté nos produits, et nous travaillons ensemble depuis plus de dix ans maintenant. Nous sommes en Alliances Locales E.Leclerc avec les magasins de Valence et Bourg-lès-Valence. Nous partageons des valeurs communes, dont l’envie de proposer des produits locaux de bonne qualité qui ne se trouvent pas partout. Ils ont mis en place une véritable démarche pour rechercher ces produits de région et répondre aux attentes des consommateurs.

Est-ce une fierté de trouver vos produits dans leurs magasins ?

Bien sûr. Cette proximité, c’est notre identité, nous avons un vrai rôle à jouer dans le tissu local. C’est aussi une façon de valoriser notre métier, pour lequel la relève est rare. Il s’agit pourtant d’un métier passionnant, ouvert et plein de perspectives. Nous transformons la matière pour créer de nouveaux produits, apporter du plaisir et de la convivialité aux consommateurs. Il y a beaucoup à faire.

Quel bilan tirez-vous de vos partenariats Alliances Locales E.Leclerc aujourd’hui ?

C’est une image de marque, les produits Alliances Locales E.Leclerc sont issus d’une vraie sélection, donc un gage de qualité pour le consommateur. Ces partenariats illustrent aussi le binôme équilibré que peuvent former producteurs et distributeurs. Nous avons affaire en direct à un acheteur qui connait notre entreprise, notre produit, et qui comprend pourquoi il vaut son prix. Il y a également le volume, E.Leclerc est un client fidèle. Et le fait de commercialiser en local nous permet une meilleure réactivité pour une fraîcheur optimale, puisque nous livrons directement les magasins, sans passer par un entrepôt.

Nous travaillons exclusivement avec du porc français et privilégions l’approvisionnement local, tout en restant fidèles à notre savoir-faire historique. 

Bernard Usannaz, président de la Coopérative du Beaufort du canton d’Aime, Alliances Locales E.Leclerc d’Aime-La-Plagne

Qu’est-ce-que la coopérative du Beaufort du canton d’Aime ?

Dans les années 40, la fabrication du Beaufort avait lieu au cœur de chaque village, dans ce qu’on appelait des fruitières. Elles ont périclité au fil du temps, et la coopérative est l’outil collectif qui a pris le relais. C’est la fierté des éleveurs de toute la vallée, il existe sept coopératives dans la zone de production du Beaufort et nous travaillons tous ensemble pour maintenir la qualité de nos fromages. Une quinzaine d’exploitations agricoles adhèrent aujourd’hui à la Coopérative du Beaufort du canton d’Aime, permettant à une trentaine de familles de vivre de l’agriculture. Nous produisons 2,5 millions litres de lait et 5000 meules de Beaufort AOP, dans le respect des méthodes traditionnelles et du cahier des charges de l’AOP.

Quelles sont les particularités de votre coopérative ?

Elle est gérée directement par les producteurs, nous prenons nous-mêmes les décisions et fixons nos prix de vente. Une autre particularité à laquelle nous tenons est d’avoir conservé la tradition ancestrale de l’alpage, avec la production d’un Beaufort d’été et d’un Beaufort d’hiver. De novembre à mai, le camion de la coopérative collecte chaque jour le lait des vaches nourries à l’herbe et au foin, avec une complémentation limitée et sans OGM. Le Beaufort est ensuite fabriqué sur les lieux de la coopérative. Mais de juin à octobre, les vaches montent à l’alpage comme elles le font depuis des siècles. Pendant cent jours, le fromage est alors fabriqué sur place, pendant que les bêtes pâturent sur les prairies, à 2000 mètres d’altitude en moyenne. Ces fromages sont ensuite ramenés à la coopérative pour l’affinage, qui dure au minimum cinq mois, et jusqu’à 18 mois pour le Beaufort d’été. Celui-ci est réellement différent, encore meilleur, avec un goût plus fruité.

En quoi la production du Beaufort AOP impacte-t-elle le canton ?

Nous sommes dans une région touristique de montagne, avec de nombreuses stations de ski. L’agriculture a façonné ces paysages, et le pâturage est essentiel pour les entretenir. Le piétinement des vaches permet d’ailleurs d’aplatir le tapis herbeux et de réduire le risque d’avalanche durant l’hiver. Le Beaufort, c’est aussi une image, un souvenir de vacances pour les voyageurs, une tradition pour les habitués. Ici, il a redynamisé l’agriculture et aide à faire vivre le territoire. Il y a vingt ans, nous en produisions environ 2000 tonnes, aujourd’hui nous en sommes à 5500 tonnes. C’est ce qui nous permet de nous développer, de maintenir un bon prix pour le lait, et ce qui donne envie aux jeunes de s’installer.

Comment a débuté l’Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin d’Aime-La-Plagne ?

Le centre E.Leclerc s’est construit à 500 mètres de la coopérative ! Son propriétaire est venu nous rencontrer dès le début, il y a une dizaine d’années, et nous travaillons ensemble depuis. Il ne s’est jamais posé en concurrent, n’a jamais cherché à nous concurrencer en vendant moins cher que nous. Nous avons mis en place un partenariat de confiance, nous discutons en toute franchise et chacun y trouve son compte. Il vient lui-même d’une famille issue de l’agriculture, et avec le temps, nous nous connaissons très bien.

Que tirez-vous de ce partenariat aujourd’hui ?

Il aide à faire connaître nos produits et crée un volume de vente non négligeable. Il nous permet de toucher d’autres consommateurs, qui ne se déplacent pas forcément à la coopérative et apprécient de retrouver notre fromage directement dans la grande distribution. Nous avons aussi organisé des animations dans le magasin d’Aime-La-Plagne, qui nous permettent de rencontrer les gens et de leur expliquer notre mode de fabrication, la saisonnalité du Beaufort, les garanties apportées par l’AOP… tout ce qui fait notre différence, et dont ils n’ont pas toujours conscience. Ensemble, nous faisons vivre des exploitations, un terroir de passionnés d’animaux et de montagne qui aiment leurs paysages, et ça doit continuer.

Organisez-vous d’autres événements ensemble ?

Le dernier Tour de France traversait le village d’Aime-La-Plagne. Plutôt que d’installer un stand devant la mairie, le directeur du magasin E.Leclerc a proposé la coopérative. Nous avons travaillé ensemble sur une animation avec un stand commun devant chez nous… une animation éclair, puisque les cyclistes traversent vite !

Nous avons conservé la tradition ancestrale de l’alpage, avec la production d’un beaufort d’été et d’un beaufort d’hiver. 

Pascal Lacour, producteur (de l’Union des Éleveurs Locaux) Alliances Locales E.Leclerc Le Breuil

Parlez-nous de cette Union des Éleveurs Locaux, qui rassemble-t-elle et pourquoi ?

L’UdEL est issue d’une volonté commune entre les agriculteurs locaux et le centre E.Leclerc de créer une relation contractuelle gagnant-gagnant, dans laquelle chacun s’appuie sur l’autre pour son activité. Nous commercialisons des produits au prix du marché avec notre image. Le magasin peut s’appuyer sur cette image de proximité pour valoriser une production locale. Aujourd’hui, l’union rassemble une dizaine d’éleveurs de bovins, de porcs et d’agneaux, pour certains producteurs de fromage de chèvre.

Comment sont élevés vos animaux ?

Ils sont au pré une bonne partie de l’année, nourris à l’herbe, puis en étable en hiver, avec une alimentation issue des produits de l’exploitation. Le cahier des charges est commun à tous les éleveurs et nécessite une planification rigoureuse. C’est ce qui nous permet de maintenir la régularité, en qualité comme en volume, et de fournir toute l’année les rayons boucherie et libre-service. Nous échangeons d’ailleurs très régulièrement avec les responsables des rayons pour entendre leurs retours. Il n’y a pas de bon produit sans bon boucher ! Ces échanges nous permettent de faire évoluer nos pratiques pour progresser.

Comment s’est construite cette Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin du Breuil ?

C’est une histoire d’humain avant tout, il y avait l’envie de travailler ensemble dès le départ. Nous avons commencé en douceur avant de monter en puissance, en se développant et en s’améliorant des deux côtés, mais il y avait cette volonté claire du propriétaire de magasin de valoriser les producteurs locaux. Et de notre part, la volonté de trouver le bon réglage avec la grande distribution. Aujourd’hui, les Alliances Locales E.Leclerc, c’est cette mise en valeur des produits de notre territoire, et de celles et ceux qui les produisent.

Est-ce-important pour vous de distribuer votre production aussi près de chez vous ?

C’est la clé de notre identité. Produire à l’échelle du territoire nous permet de maîtriser chaque étape, de contrôler la qualité de nos produits et de nous améliorer en permanence. Les consommateurs, eux, s’identifient plus facilement à un produit qui vient de chez eux. Avec les Alliances Locales E.Leclerc, les circuits sont courts, les agriculteurs et les produits clairement identifiés. Notre photo figure à l’entrée du magasin, ils savent d’où viennent les animaux. Le magasin communique régulièrement autour des produits locaux et ensemble, nous organisons des animations, dégustations et promotions sur place pour rencontrer les consommateurs. Ce contact direct nous permet de renforcer les relations de proximité qui existent déjà à l’année, puisque nous produisons là où ils consomment. Nous partageons le même territoire.

Quel bilan tirez-vous de ce partenariat longue durée avec le magasin E.Leclerc du Breuil ?

Aujourd’hui, nous avons dix ans de recul prouvant qu’il est possible de défendre une agriculture de proximité et de qualité, en créant de vraies relations entre les producteurs et les consommateurs grâce à la grande distribution. Chacun donne le meilleur de lui-même pour valoriser la richesse de son territoire, dont le Tour de France est d’ailleurs un beau symbole. Il s’agit d’une démarche qui va au-delà de la rémunération, au-delà de l’acte commercial. Le but est de mettre en place une complémentarité à l’échelle locale, afin que tous les acteurs y gagnent. La contractualisation permet à la fois de maintenir les outils et les savoir-faire, d’accompagner les jeunes agriculteurs qui s’installent en les sécurisant, mais aussi de renforcer l’identité du produit. Nous sommes acteurs ensemble de notre territoire.

Quel est votre plus beau souvenir d’opération Alliances Locales E.Leclerc ?

Avant Noël, pendant la crise sanitaire et alors que tous les marchés de fin d’année étaient annulés, nous avons organisé un marché de producteurs dans la galerie marchande fermée, avec le magasin E.Leclerc du Breuil et la chambre de l’agriculture dont je suis président. L’opération aurait pu être perçue comme de la concurrence pour le magasin, mais pour nous, c’était de la complémentarité. Le propriétaire du magasin a gratuitement mis à disposition sa galerie marchande, parce que venir en aide aux producteurs locaux était pour lui évident. La démarche illustre parfaitement l’ouverture et l’état d’esprit que nous avons façonné ensemble avec les années : derrière l’Alliance Locale E.Leclerc, il y a une alliance humaine dont le but est de franchir le stade de la concurrence, de ne plus opposer, mais de rassembler pour avancer. C’est ça, une agriculture dynamique.

Derrière l’Alliance Locale E.Leclerc, il y a une alliance humaine dont le but est de ne plus opposer, mais de rassembler pour avancer.

Benoît Brulé, cogérant (des Sablés de Nançay), Alliances Locales E.Leclerc de Vierzon

Les sablés de Nançay sont nés par erreur, pouvez-vous nous expliquer comment ?

En 1953, dans le village de Nançay, le fils du boulanger s’est trompé en préparant un fond de tarte. Plutôt que de jeter la pâte, ses parents ont décidé d’en faire des biscuits proposés aux clients… qui ont adoré. L’erreur est devenue un succès et l’apprenti est devenu boulanger ! Il s’agissait des premiers sablés de Nançay, et ce jeune apprenti étourdi n’était autre que le grand-père de Benoît Brulé, le gérant actuel, qui a lui-même succédé à son père.

La recette et la fabrication sont-elles les mêmes plus de soixante ans après ?

Rien n’a changé. Nous travaillons toujours avec les mêmes méthodes artisanales et la même organisation familiale. Les biscuits sont fabriqués manuellement, dans le respect du savoir-faire, avec les mêmes balances à poids qu’au siècle dernier. Chaque paquet est toujours fermé à la main. Et l’équipe forme une véritable famille, elle n’a quasiment pas changé depuis des années, départs en retraite exceptés. Seul le lieu est différent puisque nous avons déménagé en 2008 pour nous concentrer sur la production des biscuits, mais toujours à Nançay.

Était-ce important de rester sur le même territoire ?

Les Sablés de Nançay doivent rester à Nançay ! C’est un choix de cœur mais aussi d’authenticité. L’aspect local fait partie intégrante de la marque, d’ailleurs tous ceux qui travaillent ici habitent ici. Nous privilégions également un maximum d’ingrédients locaux, même si ce n’est pas toujours simple.

Pourquoi avoir choisi d’inscrire vos sablés dans une Alliance Locale E.Leclerc ?

La décision était naturelle. Lorsque le centre E.Leclerc de Vierzon a contacté mon beau-père pour lui proposer ce partenariat il y a quelques années, le projet s’inscrivait dans sa volonté de faire du local. Le magasin n’est situé qu’à vingt kilomètres de notre site, ce qui nous permet de les livrer très rapidement et en direct. J’ai moi-même travaillé dans le magasin lorsque j’étais étudiante ! Aujourd’hui, nous connaissons toute l’équipe, de la responsable du magasin jusqu’au responsable de rayon.

Que vous a apporté le partenariat Alliances Locales E.Leclerc avec le magasin de Vierzon ?

Une belle mise en avant qui a du sens dans une grande enseigne. Ils ne cherchent jamais à négocier les prix les plus bas, il y a un vrai respect de notre travail. Ils acceptent un prix juste, même s’ils y gagnent eux-mêmes peut-être moins. C’est d’autant plus essentiel pour nous que nous sommes une petite entreprise, nous ne pouvons pas nous permettre les mêmes rabais que les grandes marques. Et c’est un plaisir de voir nos produits valorisés de cette façon, ils n’y sont pas perdus au fond d’un rayon.

Quelles ont été les initiatives les plus marquantes pour vous dans le cadre de cette Alliance Locale E.Leclerc ?

Celles qui s’annoncent ! Le fait que le magasin E.Leclerc de Vierzon ait offert de nous mettre en avant pendant le Tour de France est une grande chance, et nous allons également participer à une future opération de promotion sur les produits locaux. Là encore, il s’agit pour nous d’une belle mise en lumière, notamment dans d’autres centres E.Leclerc des alentours avec lesquels nous ne travaillons pas encore. Et nous espérons développer cette Alliance Locale E.Leclerc par un contact direct avec les consommateurs, en mettant en place dès que possible des rencontres en magasin. Les gens veulent consommer plus français et plus local, c’est encore plus flagrant depuis le confinement. C’est l’occasion pour eux de mettre un visage sur ce qu’ils achètent tous les jours, ou de découvrir des produits de terroir fabriqués chez eux.

Rien n’a changé, nous travaillons toujours avec les mêmes méthodes artisanales et la même organisation familiale. 

Aurore Bontemps, chef de vente (à la Laiterie de Feux), Alliances Locales E.Leclerc de Saint-Doulchard

Qu’est-ce-qui fait un crottin de Chavignol ?

Son Appellation d’origine protégée ! Le crottin de Chavignol est originaire de Chavignol, dans le Cher, à côté de Sancerre. Le mot « crottin » vient d’ailleurs du terme berrichon « crots », désignant les trous sur les bords de rivière en terre argileuse, avec laquelle étaient fabriqués les moules. Il s’agit d’un fromage au lait de chèvre entier et cru, dont la forme cylindrique légèrement bombée est aussi typique que l’aspect. Sa croute fine, blanc ivoire en début d’affinage, devient bleue lors de l’affinage. Plus l’affinage est long, plus la croûte est foncée. Un crottin de Chavignol gagne son appellation après dix jours d’affinage, mais celui-ci peut s’étendre jusqu’à quatre ou six semaines pour un goût plus crémeux et plus sec en bouche.

En quoi le lieu de production joue-t-il sur le fromage ?

L’AOP définit une zone de production spécifique pour le crottin, protège son appellation et impose également un cahier des charges strict pour la récolte du lait ou l’alimentation des chèvres, par exemple. Le lait provient exclusivement d’une race de chèvre alpine, spécifique à la région, nourrie avec une alimentation issue de la zone d’appellation. Dans notre cas, le lieu de production est la base même de notre crottin, il n’existerait pas sans ce lien local ! Au-delà du produit lui-même d’ailleurs, le local est une véritable valeur. Nous distribuons principalement dans les départements de la région Centre, c’est un moyen de valoriser nos éleveurs, notre lait, notre savoir-faire tout en respectant notre patrimoine gourmand.

Y a-t-il une saison pour le crottin de Chavignol AOP ?

On l’oublie souvent, mais oui ! La fabrication suit les périodes de mise bas des chèvres, qui produisent alors moins de lait. Entre janvier et mars, ainsi qu’à la fin de l’année, elles mettent bas. Entre avril et août en revanche, c’est la pleine saison de fabrication du fromage. Pour nous, respecter cette saisonnalité est un élément important. Elle fait là encore partie de nos valeurs, au même titre que le bien-être animal, l’humain, le local et l’AOP.

Ce sont les valeurs que vous partagez avec le magasin E.Leclerc de Saint-Doulchard ?

Oui ! Nous avons été contactés dès l’ouverture du magasin, avec une volonté claire de la direction de valoriser les produits et savoir-faire locaux, comme dans la plupart des magasins E.Leclerc. Cette Alliance Locale E.Leclerc, c’est une reconnaissance de notre travail dans son ensemble, la valorisation de nos producteurs, des éleveurs, des fromageries et de tous ceux qui travaillent à nos côtés.

Comment ce partenariat incarne-t-il cette volonté de proximité, de saisonnalité et de produits de qualité ?

L’Alliance Locale E.Leclerc nous permet de disposer d’un emplacement dédié en magasin avec une signalétique spécifique qui nous offre une visibilité précieuse. Il y aussi des animations, des dégustations organisées sur place, qui nous aident à entrer en contact avec les consommateurs pour leur faire goûter notre produit et leur expliquer son histoire. Cette visibilité a joué sur notre développement et nous a permis de toucher un public plus vaste. Or plus les ventes augmentent, plus nous sommes susceptibles d’embaucher pour faire vivre notre territoire !

Ce lien direct est le cœur de votre Alliance Locale E.Leclerc ?

Exactement. C’est un partenariat équitable avec un vrai rapport humain. En plus de respecter notre savoir-faire, E.Leclerc prend en compte l’ensemble de notre circuit. Le magasin nous aide à mettre en valeur nos produits auprès des consommateurs et nous soutient au quotidien, que nos stocks soient plus bas ou plus importants que prévu. Le tout avec un prix juste, sans intermédiaires et sans négociation de leur part. Nous sommes une petite structure de cinq personnes, et c’est important, pour nous, d’avoir un tel partenaire local.

La saisonnalité fait partie de nos valeurs, au même titre que le bien-être animal, l’humain, le local et l’AOP. 

Laurent Bonneau, vigneron Alliances Locales E.Leclerc d’Amboise

Pouvez-vous nous raconter l’histoire de votre domaine ?

J’ai fait des études centrées sur l’environnement, je n’étais absolument pas destiné à travailler avec le vin. Dans les années 2000, suite à un contrat non renouvelé, j’ai rejoint une cousine à Bordeaux. Je pensais y trouver de petits boulots dans les vignes. J’ai commencé en tant qu’ouvrier agricole, puis je suis devenu responsable saisonnier, et enfin chef de culture au Château Lagarde. J’ai passé presque six ans à Bordeaux, j’y ai fait mes gammes. Jusqu’au jour où un oncle qui possédait quelques hectares de vigne a proposé de m’accompagner dans la création de mon exploitation chez moi, au cœur du Val-de-Loire. Nous avons racheté plus de vignes à un ancien vigneron, un chai à un autre, et le domaine était né. Je l’ai créé avec un cépage et aucun client. J’ai actuellement 10 hectares et un salarié et demi.

Quels vins élaborez-vous à partir de ce cépage unique ?

Le domaine est monocépage, 100% chenin blanc. A partir de celui-ci, je décline deux grandes familles de vins : les vins natures sans bulles, dits « tranquilles », qui sont commercialisés environ six mois après la récolte au sein d’une vaste gamme de vins secs, demi-secs, moelleux ou liquoreux. Et les vins à bulles dits mousseux, en méthode traditionnelle identique à la méthode champenoise, qui ne sont commercialisés que 12 à 18 mois après la récolte pour leur laisser le temps de fermenter.

Quelles méthodes de culture privilégiez-vous ?

J’ai une sensibilité environnementale forte et un vrai respect du terroir du fait de mon parcours, je travaille donc dans une optique raisonnée. Je n’utilise pas d’herbicide sur les vignes, aucun désherbant systémique, et je travaille mes sols. Passer en bio est l’un de mes objectifs, mais la conversion demande du temps et des moyens. Pour l’instant, je dois déjà faire face au nouvel épisode de gel qui a atteint la moitié des vignes.

Comment a commencé votre Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin d’Amboise ?

Lors de la création de l’exploitation, je n’avais qu’un petit fichier client récupéré auprès de l’ancien propriétaire. Je me suis donc rapidement tourné vers le centre E.Leclerc d’Amboise, et ils ont été aussitôt réceptifs. Le réseau E.Leclerc est l’un des rares qui fonctionne encore en direct avec les producteurs locaux. Dix ans plus tôt, il y avait déjà une volonté forte de mettre en avant les produits et les exploitations de proximité au sein du magasin.

Dix ans plus tard, quels avantages en tirez-vous ?

C’est un partenariat équilibré. Le magasin sait valoriser mes produits, l’équipe connait parfaitement les vins. Avec environ 2000 bouteilles fournies par an, il s’agit d’un partenaire fidèle qui soutient mon développement commercial. De mon côté, je participe à des animations en magasin pour faire connaître le produit au client et rencontrer les consommateurs. Lorsqu’ils échangent en direct avec un vigneron qui connait son produit et son terroir, ils sont plus facilement intéressés. Je reçois d’ailleurs régulièrement des clients qui ont acheté une ou deux bouteilles en magasin, et qui ensuite viennent visiter le domaine pour en apprendre plus.

Participez-vous à la Foire aux Vins du magasin ? Y a-t-il d’autres initiatives qui vous permettent d’échanger en direct avec les clients ?

Je participe aux foires aux vins depuis une dizaine d’années. Tous les ans, l’un de mes vins au moins est sélectionné. Et j’ai un très beau souvenir d’une initiative regroupant tous les producteurs Alliances Locales E.Leclerc au sein du magasin, avec des fermes miniatures et des dégustations. Une ambiance de marché régnait dans l’allée centrale, les clients avaient le sourire sitôt qu’ils nous voyaient avec nos tabliers !

Je n’utilise pas d’herbicide sur les vignes, aucun désherbant systémique, et je travaille mes sols.

Julie Perrin, éleveuse Alliances Locales E.Leclerc de Saint-Maur

Quand avez-vous créé votre exploitation ?

Je l’ai créée seule en 1986, puis mon compagnon m’a rejoint en 1988. À l’époque, nous avions 80 chèvres. Nous en avons aujourd’hui presque 200, et notre fille Julie s’est installée avec nous en 2008.

Qu’est-ce-qui a changé, aujourd’hui ?

Au fil du temps, nous avons pris des salariés, augmenté la taille de notre troupeau, nous sommes devenus parents… et en 2008, notre fille de dix-huit ans, Julie, s’est installée avec nous pour apprendre le métier. Nous avons aujourd’hui presque 200 chèvres dans une petite structure de 28 hectares spécialisée en transformation fromagère, et nous appliquons toujours les mêmes méthodes ancestrales qui ont fait notre qualité.

Quels fromages produisez-vous à Buxieres D’Aillac ?

Du Pyramide Valençay qui bénéficie de l’Appellation d’Origine Protégée depuis ses débuts, puisque j’ai participé à l’élaboration de l’appellation ! Nos fromages sont donc soumis à des critères strictement encadrés, depuis la production du lait jusqu’à sa transformation. Nous fournissons nos clients toute l’année, avec une gamme plus étendue pour la clientèle locale, dont du fromage blanc. Environ 40 % de nos fromages sont directement commercialisés dans le département. Je suis à 25 km de Châteauroux, et la proximité du magasin E.Leclerc permet à la fois de réduire le nombre d’intermédiaires et le bilan carbone des livraisons.

Comment a commencé votre partenariat avec le magasin E.Leclerc de Saint-Maur ?

Quand nous avons décidé de vendre nos fromages, en 1990, la concurrence locale était rude. Nous nous sommes adressés à la grande distribution, et nous nous sommes tournés vers E.Leclerc. L’acheteur responsable du rayon crémerie connaissait parfaitement son secteur et a tout de suite été réceptif. Il nous a proposé un prix qui nous semblait juste.

Quel rôle a eu cette Alliance Locale E.Leclerc dans votre développement ?

Elle a largement contribué à notre démarrage. C’est en local qu’on se fait connaître, pas dans les fromageries à l’autre bout de la France. Aujourd’hui, les clients du magasin nous connaissent et reviennent pour ça. Le magasin E.Leclerc de Saint-Maur a été notre premier client conséquent, et c’est ce qui nous a permis de travailler tranquillement dès le début, avec de belles ventes et un bon prix. Lors de la crise du lait de chèvre il y a quelques années, le propriétaire du magasin m’a même spontanément proposé d’augmenter les prix pour m’aider à traverser la crise.

Les échanges sont-ils toujours aussi équilibrés aujourd’hui ?

Toujours, il s’agit d’un vrai partenariat. Le magasin nous offre une belle qualité d’écoute, et notre expérience nous permet d’aider les acheteurs à adapter leurs commandes en fonction de la saison pour mieux devancer la demande. Il y a désormais deux magasins sur Saint-Maur et à quelques kilomètres d’écart, les goûts des consommateurs n’y sont pas les mêmes ! À la demande du magasin, d’ailleurs, nous proposons maintenant nos Pyramide Valençay AOP préemballés sous coque, en plus de la coupe, pour un service plus rapide et une meilleure conservation.

Nous produisons du Pyramide Valençay qui bénéficie de l’Appellation d’Origine Protégée depuis ses débuts

Martial Cochet, trufficulteur Alliances Locales E.Leclerc de Tours

Pourquoi cultiver la truffe à Rouziers-de-Touraine ?

Par passion ! C’est le critère le plus essentiel pour se lancer, puisque la culture de la truffe impose un investissement lourd sans aucune garantie de succès. La productivité d’une truffière dépend du terrain, de l’exposition, du climat, de la variété de truffe, alors que les premières récoltes n’arrivent que cinq à sept ans plus tard. Voire jamais, si la truffe ne prend pas. Avec elle, impossible de prévoir, seule la nature décide.

Comment avez-vous commencé ?

J’ai planté ma première truffière en 2010. J’ai toujours été passionné par la nature, je savais mon terrain adapté et je voulais me diversifier. Je suis agriculteur céréalier, le gros de mon activité a lieu en été. J’ai donc choisi la truffe noire d’hiver, qui se récolte entre décembre et mars. Et j’ai récemment planté de la truffe blanche, la truffe d’automne. Verdict dans six ou sept ans !

Pourquoi mettre la truffe française en avant ?

Elle était naturellement très présente en France au siècle précédent, mais le manque d’entretien des forêts de chênes a accéléré sa disparition. Aujourd’hui, il y a un vrai déficit qui favorise les importations, parfois de mauvaise qualité. L’Inra a d’ailleurs mis en place dès les années 70 un grand programme de réintroduction. Il s’agit d’un produit naturel, cultivé sans engrais ni pesticides, et même sans intervention mécanique : c’est ma chienne qui trouve les truffes en captant leur odeur.

La même passion vous anime toujours aujourd’hui ?

Plus que jamais ! J’organise des journées de découverte, avec des démonstrations et des dégustations. J’ai besoin de ce rapport humain, j’aime aller au contact du consommateur. Je leur apprends à cuisiner ce produit particulièrement sensible, j’ai même mis au point des recettes adaptées et je prévois des programmes à destination des écoles. C’est ce qui m’intéresse avec les Alliances Locales E.Leclerc, le contact humain et la possibilité de redonner une place à la truffe en grande distribution.

Justement, comment a commencé le partenariat Alliances Locales E.Leclerc avec le magasin de Tours ?

Par une rencontre. Il y a un site touristique sous la truffière, que nous louons pour des événements. En 2020, entre deux fermetures, un mariage y a eu lieu au cours duquel nous avons servi des toasts au beurre truffé. Le directeur du magasin E.Leclerc était invité, il est venu nous voir aussitôt. Il souhaitait plus de produits nobles dans ses rayons, je voulais rendre plus accessible la consommation de la truffe. C’était une rencontre humaine avant d’être commerciale.

En quoi ce partenariat a-t-il du sens pour vous ?

Nous nous retrouvons autour de nombreuses valeurs, comme la consommation locale, la nature ou le rapport direct avec le consommateur. Je fais de l’export, mais je privilégie toujours les marchés de proximité. Surtout, j’aime construire un échange avec le consommateur, créer une relation. Quand on aime son produit, on aime en parler. En magasin, les équipes E.Leclerc ont d’ailleurs un vrai savoir-faire qui permet de valoriser la truffe.

Quels sont vos projets ensemble ?

Notre Alliance Locale E.Leclerc est récente et les événements actuels limitent les rencontres, mais nous avons de beaux projets d’animations pour la fin de l’année ! Je veux faire goûter mon produit aux clients, leur expliquer d’où il vient, leur faire découvrir le goût et l’odeur d’une vraie truffe de qualité.

J’ai envie de valoriser nos traditions, de faire connaître ce qui se trouve autour de nous. 

Stéphane Le Boucher, co-gérant (de la brasserie Skumenn), Alliances Locales E.Leclerc de Noyal-sur-Vilaine

Comment est née la brasserie Skumenn ?

Je l’ai créée avec Thomas Cleraux, un ami d’enfance. Nous sommes tombés par hasard dans le brassage amateur, qui est rapidement devenu une passion. Nous nous sommes formés en autodidactes, tout en suivant des études dans des domaines très différents, avant de compléter notre approche empirique par une formation universitaire pour nous professionnaliser. Nos premières bières, déjà brassées à partir de matières premières bio et d’orge malté breton, sont nées en octobre 2015. Elles ont tout de suite été bien reçues sur le bassin rennais, grâce à un réseau local de cavistes, de magasins bio et de bars.

Pourquoi une démarche écologique aussi drastique ?

Nous étions tous deux très sensibles à l’aspect environnemental de la production. Dès le début, nous avons voulu travailler en bio. Nous privilégions un approvisionnement aussi local que possible, d’autant que nous avons la chance, en Bretagne, d’avoir une filière d’orge brassicole bio performante. Mais la démarche va plus loin, puisque faire de la bière a un impact assez lourd : on dit qu’il faut 1 litre d’eau pour fabriquer 10 litres de bière. Pour maîtriser au mieux cet impact, nous avons mis en place des systèmes de récupération de l’eau, un mode de chauffage vertueux sur notre site, ou la revalorisation des résidus organiques du brassage, la drêche, en alimentation animale pour un agriculteur laitier bio voisin.

Quelles sont les spécificités de la bière artisanale ?

L’approche est différente. En restant indépendants et en travaillant en circuits courts, nous pouvons produire des bières non-pasteurisées à consommer plus rapidement, ce qui nous donne plus de liberté. Un peu comme un boulanger, un artisan brasseur artisanal travaille avec des produits vivants, à base de levures et de fermentation. C’est ce qui nous permet de faire évoluer nos recettes, de tester et d’expérimenter, ou même de proposer de très petits tirages pour une clientèle très précise… Nous avons la liberté d’exprimer notre créativité, et c’est aussi ce qui plaît à nos clients.

Pourquoi avoir développé une Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Noyal-sur-Vilaine ?

La crise sanitaire nous a poussés à trouver d’autres façons de travailler, et E.Leclerc nous a offert un point d’appui. Travailler ensemble avait du sens. Ils ont cette volonté de soutenir les filières locales, le magasin est voisin de notre brasserie, et c’est aussi un moyen de rendre accessible la bière artisanale à d’autres consommateurs. Nous travaillions essentiellement avec un réseau spécialisé, très riche mais aussi limitant. Pour le magasin E.Leclerc, nous avons développé une gamme spécifique avec les mêmes qualités, mais pensée pour un public plus vaste.

Ces valeurs locales sont celles autour desquelles vous vous retrouvez avec ce magasin E.Leclerc ?

Oui. Pour nous, plus nous sommes proches des consommateurs, mieux c’est, c’est pourquoi nous voulons travailler au maximum en circuit court. On trouve de la bonne bière partout en France, autant découvrir celle qui se fait localement. Nous sommes une brasserie artisanale rennaise, nous produisons des bières brassées, embouteillées et enfûtées sur place, sans intermédiaires ni sous-traitance. Le magasin souhaite d’ailleurs mettre en place des animations pour présenter nos produits en direct aux consommateurs. Consommateurs que nous espérons aussi recevoir à la brasserie !

Qu’attendez-vous de ce partenariat Alliances Locales E.Leclerc pour l’avenir ?

Nous sommes à l’aune d’un nouveau cycle, nous venons de terminer le déménagement de la brasserie à Cesson Sévigné, et nous avons le projet de développer sur place un bar et un espace de dégustation, entre autres. Mais dans l’immédiat, notre challenge consiste à faire tourner nos nouveaux outils de production, pour continuer à travailler en ces temps difficiles, notamment grâce à nos nouveaux partenaires comme E.Leclerc.

En restant indépendants et en travaillant en circuits courts, nous pouvons produire des bières non pasteurisées à consommer plus rapidement. 

Henry Cousin, producteur Alliances Locales E.Leclerc de Lécousse-Fougères

Les Gorronnaises, c’est une histoire de famille ?

J’incarne la quatrième génération ! Mon père a créé l’entreprise en Mayenne trente ans plus tôt, après avoir repris la charcuterie de son beau-père. Lorsqu’il a réalisé que les parisiens en villégiature quittaient la région avec ses pots de rillettes pur porc dans leurs bagages, il a décidé de les commercialiser. Au fil des années, nous sommes passés d’une référence de rillettes à une gamme de 150 produits.

Vous avez malgré tout conservé votre ancrage en Mayenne ?

Nous avons changé de site trois fois pour nous agrandir, mais toujours à Gorron. Nous vendons en direct aux magasins, avec 80 % de nos produits distribués dans un périmètre de 100 km alentour. Et nous travaillons toujours avec des matières premières françaises de qualité, en priorité locales, notamment grâce à un partenariat avec des éleveurs de porc Label Rouge de Mayenne.

La recette des rillettes est-elle restée la même ?

Elle est inchangée depuis 1920 et a récolté plusieurs médailles d’or au Concours Général Agricole. Nous utilisons les mêmes marmites en fonte qui permettent de saisir la viande sans qu’elle accroche, avec une cuisson de huit à neuf heures sans couvercle pour évaporer l’eau et concentrer les arômes. Il n’y a que de la viande, pas de colorant ni de conservateurs, et aucune intervention mécanique : tout est fait à la main, de la préparation jusqu’à la mise en pot. La même exigence de qualité s’applique à notre gamme de saucisses, la plus développée aujourd’hui.

Pourquoi une Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Lécousse-Fougères ?

Nous avions la volonté de travailler en direct avec les magasins pour rester au plus près de la terre et de nos clients. Notre premier objectif est de leur proposer des produits de qualité constante, frais et adaptés à leurs attentes. L’activité locale nous permet de répondre aux demandes sur le parfum comme sur le grammage, les goûts n’étant pas les mêmes entre deux magasins distants de 35 km, mais aussi d’offrir une réactivité optimale : une commande passée le matin peut arriver en rayon dans l’après-midi. Le magasin E.Leclerc de Lécousse-Fougères a été la première grande surface avec laquelle nous avons travaillé, dès le début des années 90, et c’est toujours l’un de nos meilleurs clients.

La proximité du magasin participe-t-elle à la qualité ?

Oui, puisqu’elle nous permet de faire des produits ultrafrais à la date limite courte, sur la saucisserie et à la découpe notamment. Nous assurons deux livraisons par semaine et un réassort à la demande, parfois en deux ou trois heures. Sans la proximité ou avec une plus grande structure, une telle réactivité nous serait impossible, et c’est là tout l’intérêt du local. Nous avons déjà décliné des opportunités pour conserver nos méthodes de tradition et rester fidèle à nos engagements, mais c’est ce qui fait la qualité de nos produits et de nos relations.

Que vous apporte ce partenariat ?

De la visibilité, puisqu’avec le bouche-à-oreille, d’autres débouchés sont arrivés. Il assure également des volumes de vente conséquents, avec 40 tonnes de produits livrées chaque année. Et le savoir-faire des chefs de rayon E.Leclerc nous aide à améliorer constamment nos produits. Ce sont eux qui nous ont demandé de réaliser le premier plateau barbecue, qui a ensuite été repris partout ailleurs ! Nous avons aussi développé des jambons sans sels nitrités à leur demande. Nous travaillons de cette façon depuis plus de 20 ans, et je veux préserver ces relations pour continuer à proposer des produits de qualité cohérents en prix.

Et nous travaillons toujours avec des matières premières françaises de qualité, en priorité locales.

Mathilde Roger Louet, productrice (à la ferme Saint-Yves) Alliances Locales E.Leclerc de Saint-Nicolas-de-Redon

Comment la ferme Saint-Yves a-t-elle donné les glaces Saint-Yves ?

L’histoire de la ferme elle-même remonte aux grands-parents de mon conjoint, Yoann, qui l’ont créée dans les années soixante. Trois générations s’y sont depuis succédées. En 2009, Yoann et sa mère Monique s’y sont installés en agriculture biologique. Je ne suis pas issue du milieu agricole moi-même, mais mon métier ne correspondait plus à mes valeurs. Créer des glaces paysannes artisanales avec le lait bio de la ferme était un projet commun et un retour aux sources, pour moi qui avais fait de nombreuses saisons chez les glaciers de la côté. Je me suis à mon tour installée en 2018. Nous produisons aujourd’hui des glaces, des sorbets, des desserts glacés, et depuis peu des crèmes dessert pour la restauration collective.

Pourquoi avoir choisi l’agriculture biologique ?

C’était une question de respect, tout simplement. De la terre, de la biodiversité, de ceux qui la cultivent, du consommateur. C’est une agriculture à taille humaine qui apporte une valeur ajoutée aux petites fermes et crée de l’emploi local. Elle nous permet, aussi, d’être en autonomie puisque toute l’alimentation des animaux est produite sur la ferme, sans achats extérieurs. Nous cherchons sans cesse à améliorer nos pratiques, qu’il s’agisse de bien-être animal ou de bien-être au travail. Nous sommes d’ailleurs très engagés auprès du CIVAM, le Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural, à travers des groupes d’échanges. Et je suis personnellement engagée dans un groupe de femmes agricultrices pour échanger sur les problématiques liées au genre dans le métier.

Qu’est-ce qu’une glace « paysanne » ?

C’est un produit fermier de haute qualité, fabriqué avec un savoir-faire unique et dans mon cas, certifié bio. Je me suis formée auprès de grands chefs pâtissiers glaciers et je suis membre de la Confédération Nationale des Glaciers de France. Toutes mes recettes sont créées de A à Z dans mon atelier, avec des ingrédients bio majoritairement locaux, régionaux ou français, à l’exception de ceux qui ne se trouvent pas ici comme la vanille, le café ou le cacao, toujours bio et issus du commerce équitable. Certains fruits frais sont cueillis directement chez nous, comme les fraises, et c’est aussi ce qui fait la particularité des glaces artisanales : chaque récolte est différente, avec un taux de sucre variable impliquant d’adapter la recette pour maintenir la régularité du produit.

Ces valeurs vous ont rapprochée du magasin E.Leclerc de Saint-Nicolas-de-Redon ?

J’ai toujours été soucieuse de proposer des produits qualitatifs, bio et locaux. Et le magasin E.Leclerc de Saint-Nicolas-de-Redon l’était aussi, puisque le directeur commercial et la responsable de rayon sont venus dès mon ouverture commander des vacherins pour la période de Noël ! Le produit les a convaincus et deux mois plus tard, notre Alliance Locale E.Leclerc était née. Ils m’ont soutenue dès le début et m’ont plus tard dirigée vers les magasins de Saint-Nazaire et d’Herbignac, avec lesquels nous avons également des Alliances Locales E.Leclerc.

Après plusieurs années, que vous apporte ce partenariat Alliances Locales E.Leclerc ?

Une visibilité importante, l’occasion de toucher plus de consommateurs, de valoriser notre production et de mettre en avant nos valeurs. Avec le magasin E.Leclerc de Saint-Nicolas-de-Redon, l’ultra-local permet aussi une grande réactivité, puisque je peux livrer presque instantanément en cas de rupture de stock. C’est un partenariat équilibré, rémunérateur et très juste, pour nous comme pour les consommateurs.

Ce contact direct reste au cœur de votre partenariat ?

Il est essentiel. L’ancrage local, l’humain, c’est notre ADN, et c’est ce modèle qui fait notre différence. Lors des dégustations en magasin, les clients locaux sont souvent plus ouverts puisqu’ils savent où se situe Avessac, pour ceux qui ne connaissent pas déjà la ferme Saint-Yves avant de goûter nos produits. Ces rencontres nous permettent de faire connaître notre travail et donnent toujours lieu à des échanges très riches. J’ai besoin de ce contact avec les consommateurs pour faire évoluer mes produits… tous les consommateurs, d’ailleurs, puisque je connais aussi les préférences de parfum du directeur et de la responsable de rayon de Saint-Nicolas-de-Redon !

J’ai toujours été soucieuse de proposer des produits qualitatifs bio et locaux.

Fabien Caro, producteur Alliances Locales E.Leclerc de Ploërmel

Quelle est l’histoire de la crêperie Caro ?

Ma mère l’a créée seule dans un coin de maison en 1979. Elle s’est développée peu à peu avec les grandes surfaces, une embauche après l’autre. J’ai repris l’entreprise en 2009 et je continue son développement depuis. Dès le début, elle fabriquait des galettes de blé noir et des crêpes de froment.

La recette est-elle toujours la même qu’à l’époque de votre mère ?

Toujours. Nous fabriquons des crêpes fraîches chaque matin, livrées le jour même, à base de produits frais et locaux. Ce sont de vrais produits bruts, nous travaillons comme des boulangers : la production démarre dès cinq heures du matin pour pouvoir livrer dès l’ouverture des magasins. Nous tenons à cette qualité qui a fait la renommée de nos galettes. Le produit doit être frais, bon, et le magasin approvisionné toute la journée.

Cet aspect local est-il essentiel pour vous ?

Il est capital, il s’agit d’un produit qui ne se trouve qu’ici. Nous ne vendons que dans un rayon de 50 km alentour pour pouvoir livrer plusieurs fois par jour, ou au minimum une fois pour les points de vente les plus éloignés. C’est ce qui nous permet de fournir en grande surface un travail d’artisan avec des produits fabriqués le jour même à partir de matières premières locales de qualité.

À quand remonte votre partenariat Alliances Locales E.Leclerc avec le magasin de Ploërmel ?

Aux années 90. Avant, les galettes se trouvaient dans les supérettes des bourgs ou même dans les bars. Lorsque les grandes surfaces ont pris le relais, les consommateurs s’attendaient à y retrouver leur produit frais. La démarche était logique, il s’agissait de répondre à la demande. Aujourd’hui encore, nous livrons le magasin de Ploërmel deux fois par jour, matin et après-midi, pour éviter les surstocks et garantir des produits frais en continu. Si le rayon se vide en pleine journée, ils nous appellent. Nous ne sommes qu’à 20 minutes, nous réagissons aussitôt.

Que représente pour vous cette Alliance Locale E.Leclerc ?

Elle nous permet de valoriser le produit et d’élargir notre clientèle. Nos galettes sont bien positionnées dans le magasin. Il existe aussi une véritable composante humaine, nous sommes sur la même longueur d’ondes. Et nous avons la chance d’être soutenus : en cas d’augmentation conséquente et imprévue du coût des matières premières, notre contrat nous permet de modifier nos prix.

Qu’en pensent vos consommateurs ?

Les anciens clients sont toujours là, mais de nouveaux nous découvrent tous les jours ! Nous organisons d’ailleurs des animations chaque année dans le magasin E.Leclerc, avec notamment des dégustations. Les clients les apprécient, d’autant que l’animateur est toujours un employé de l’entreprise qui connait parfaitement le produit et sait le faire découvrir. Nous travaillons maintenant à étendre les gammes, toujours autour de la crêpe et de la galette et toujours avec la même exigence de qualité.

Nous livrons le magasin E.Leclerc deux fois par jour pour éviter les surstocks et garantir des produits frais en continu. 

Pascal Pillet, maraîcher Alliances Locales E.Leclerc de Lanester

Le maraîchage se transmet de père en fils, chez vous ?

On dirait… Mon grand-père a créé l’exploitation dans les années soixante, puis mon père l’a reprise en 1975 après une première carrière dans l’enseignement. Je lui ai succédé il y a une quinzaine d’années, moi aussi après un autre cursus complètement différent. Je n’envisageais pas de devenir maraîcher, mais la passion et l’empreinte familiale ont fini par prendre le dessus. J’ai grandi sur ces terres, je les ai reprises et je n’ai jamais regretté ce changement.

Les méthodes sont-elles différentes aujourd’hui ?

Assez peu, finalement. Mon grand-père a lancé le travail sous serre en 1968. Aujourd’hui, je cultive les mêmes produits sur les mêmes terres en culture raisonnée, avec des méthodes traditionnelles, sans produits phytosanitaires ni intrants chimiques. Si un jour je décide de demander la certification bio, l’exploitation est quasiment prête ! Je travaille une vingtaine de légumes en pleine terre, certains à plus petite échelle, dans des serres non chauffées. Et je défends autant que possible la saisonnalité de mes produits. Si je fournis des salades toute l’année, les concombres, les poivrons ou les aubergines n’arrivent qu’en été.

Êtes-vous attaché à la distribution locale de vos légumes ?

Il s’agit d’une évidence, je ne m’imagine pas travailler autrement… Mes parents ont toujours travaillé localement, il n’existait pas d’autre mode de fonctionnement pour les fruits et légumes frais. En cherchant un producteur local, le magasin E.Leclerc de Lanester s’est rapproché d’eux en 1987 et depuis plus de trente ans, la démarche est la même. Je ne vends que dans un rayon de 40 km autour de l’exploitation. Personnellement, je n’ai rien connu d’autre, d’ailleurs j’aidais déjà mon père à livrer le magasin quand j’étais enfant. Les chefs du rayon légumes m’ont littéralement vu grandir.

Quels sont vos rapports avec le centre E.Leclerc de Lanester aujourd’hui ?

Il existe une vraie relation, saine et équilibrée. Nous ne sommes pas qu’un numéro. Les rapports sont transparents en tous points, même au niveau des prix. Ils appellent quand ils ont besoin, je suis prêt à réagir, et eux le sont aussi. Si les conditions météo m’imposent de récolter plus vite ou plus tôt, ils sont toujours prêts à mettre en place une opération pour m’aider à vendre le surplus. Le dialogue est ouvert, c’est clair et sans ambiguïté.

Cette Alliance Locale E.Leclerc est donc un partenariat équilibré ?

Bien sûr. J’aime faire vivre mon quartier et produire de la belle marchandise. E. Leclerc se charge de la vendre, et ils le font bien. C’est aussi important pour les consommateurs, ils veulent savoir ce qu’ils mangent. Les opérations de communication en magasin permettent d’ailleurs de mettre en avant les producteurs, mais aussi de créer un contact direct avec les clients, la photo au-dessus de nos produits prend vie !

Je cultive les mêmes produits sur les mêmes terres sans produits phytosanitaires ni intrants chimiques.

Vanessa Ropert, productrice Alliances Locales E.Leclerc de Pontivy

Racontez-nous l’histoire de votre fromagerie ?

Je me suis installée en 2007 sur une exploitation voisine de celle de mes parents. Auparavant, je travaillais à la banque, je conseillais les agriculteurs. J’ai toujours aimé ce secteur, j’ai fait des études agricoles et je rêvais d’avoir des vaches laitières, mais la Bretagne n’était pas une région fromagère et on me poussait dans d’autres directions. À vingt-sept ans, j’ai finalement pris un Congé individuel de formation d’un an (CIF), et je suis partie apprendre à faire du fromage. J’ai enchaîné l’école, puis des stages en France et dans le monde pour découvrir d’autres modèles. Je voulais communiquer positivement sur l’agriculture, valoriser ma ferme, aller jusqu’au bout du produit. C’était alors l’un des seuls métiers qui ne décidait pas de ses prix de vente ! J’ai lancé ma fromagerie en 2010 et commencé la fabrication en 2011. Je me suis développée progressivement jusqu’à embaucher, et aujourd’hui, je suis accompagnée de trois personnes à temps plein et deux à temps partiel. La ferme est grande, mais la fromagerie est à taille humaine. Nous transformons 175 000 litres de lait par an, et je suis très exigeante pour atteindre les normes de qualité voulues. J’ai besoin d’aimer ce que je vends, je fabrique donc le fromage tel que je l’aime !

Qu’est-ce-qui fait la particularité de vos fromages ?

Nous sommes une exploitation laitière bretonne qui produit du lait de vache entier. Il s’agit d’un vrai produit fermier, qui varie selon la période et qui permet de créer des fromages très différents en ajustant la température ou le taux d’humidité. Ma première recette était un fromage aux algues frotté à l’eau de mer de Saint-Malo, le Ti Pavez, développé avec une douzaine d’agriculteurs, la chambre d’agriculture et le Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA). Il y a eu ensuite le Fondant d’Lintan, un petit format moelleux, ou le Préféré d’Mamie… puisqu’il s’agit du favori de ma grand-mère, une tomme grise née d’un raté qui a plu. Et bien sûr le Ti Guéméné, qui met en avant le terroir de la Bretagne centrale en associant l’andouille et le fromage !

La Bretagne centrale est donc au cœur de la démarche ? En quoi est-ce important ?

La Bretagne n’a pas de culture fromagère historique, le mot fromage n’existait même pas en breton. D’une part, la fabrication de fromage était à l’origine une nécessité pour conserver le lait, nécessité qui ne s’imposait pas en Bretagne puisqu’il n’y avait pas d’excédent. De l’autre, le climat d’ici a toujours compliqué la fabrication : l’hygrométrie est très variable, et ce climat instable perturbe l’affinage. Aujourd’hui, nous avons des appareils pour réguler le taux d’humidité, mais il faut malgré tout ajuster les réglages en permanence ! Résultat, le fromage n’est simplement pas dans la culture locale, et entre le sud et le nord, les consommateurs n’ont d’ailleurs pas les mêmes goûts. Mais je suis bretonne, j’aime mon terroir, et j’aime le fromage. J’ai envie de valoriser nos traditions, de faire connaître ce qui se trouve autour de nous, directement au niveau des fermes.

Comment votre Alliance Locale E.Leclerc avec le magasin de Pontivy a-t-elle commencé ?

Je les ai contactés moi-même, et je m’attendais à une négociation commerciale, à ce qu’ils tirent les prix vers le bas. Alors que pour eux, tant que le goût et la qualité étaient au rendez-vous, mon prix était le leur ! Ils m’ont suivie tout de suite, et j’ai beaucoup appris avec eux. Aujourd’hui, j’ai aussi des Alliances Locales E.Leclerc avec les centres de Plerin, Loudéac ou Auray, et le plaisir est le même. Quand les personnes qui mettent votre produit en rayon ont envie que ça marche, le résultat est là. Ils doivent être eux-mêmes convaincus, et c’est le propre des Alliances Locales E.Leclerc : il y a une vraie relation humaine constructive. Nous échangeons toutes les semaines, je les livre en direct, chacun reste ouvert.

Que vous apportent ces partenariats Alliances Locales E.Leclerc ?

C’est un bon outil de communication pour atteindre le consommateur, un vrai lien se crée à travers le chef de rayon. Les Alliances Locales E.Leclerc nous offrent une belle visibilité, et le bouche-à-oreille fonctionne bien. À Plérin, c’est un consommateur qui a réclamé mon fromage ! En les développant, je développe mon activité, je valorise mes tournées, je fais vivre mon territoire. J’ai désormais embauché une fromagère pour évoluer.

Quel est votre souvenir le plus marquant dans le cadre d’une Alliance Locale E.Leclerc ?

Les rencontres, au pluriel ! Je propose moi-même des animations et des dégustations, les centres E.Leclerc sont toujours preneurs. Elles permettent de faire connaître le produit, de faire vivre le magasin et les consommateurs aiment rencontrer les producteurs. Je suis toujours très touchée par ces échanges. Un jour, face à un client qui n’était pas intéressé par mon produit, je lui ai expliqué d’où il venait, comment il était fabriqué. Il s’est ouvert, il a goûté, et ce sont ces moments qui pour moi, donnent tout leur sens au mot « alliance ».

J’ai envie de valoriser nos traditions, de faire connaître ce qui se trouve autour de nous.

Jean-Luc Chalony, éleveur Alliances Locales E.Leclerc de Quimper

Expliquez-nous ce que sont l’EBBC et le bœuf blond de Cornouaille ?

L’EBBC, ou Éleveurs bœuf blond de Cornouailles, est une association de neuf éleveurs créée pour fournir le magasin E.Leclerc en temps, en heure, en qualité et en volume. J’en fais partie en tant que co-gérant associé d’une exploitation agricole familiale sur laquelle nous produisons de la viande bovine, mais aussi de la dinde, du colza, du blé ou du maïs. Quant au bœuf blond de Cornouaille, il s’agit d’une race de vaches blondes d’Aquitaine.

Quelles démarches valorisez-vous aujourd’hui dans vos exploitations ?

Pour le bien-être de nos animaux autant que pour la notion de proximité, toutes nos bêtes grandissent dans l’exploitation dans laquelle elles sont nées. Elles passent leur vie dans un environnement familier, sans stress dû au transport. Cette absence de stress améliore d’ailleurs la qualité de la viande. Avant l’Alliance Locale E.Leclerc, nous étions déjà tous engagés dans une démarche de qualité globale, notamment avec un temps de présence en pâturage et une alimentation à base de céréales produites sur nos exploitations.

Comment est née cette Alliance Locale E.Leclerc avec le centre E.Leclerc de Quimper ?

D’une rencontre avec le chef boucher du magasin lors de l’Agrideiz, le Festival de l’agriculture et de l’élevage du Finistère. Il souhaitait s’approvisionner localement, sans trouver de partenaires. Il nous a fait part du prix auquel il payait sa viande. Sur cette base, en travaillant à proximité et donc en supprimant les intermédiaires, nous pouvions lui fournir la qualité et la proximité qu’il attendait, couvrir nos charges et vivre dignement. Pour garantir les quantités dont le magasin avait besoin, nous avons créé l’association. Les neuf éleveurs sont situés dans un rayon de 25 km autour de Quimper.

Que change ce partenariat avec le centre E.Leclerc de Quimper, pour vous ?

Il nous permet de revenir à un fonctionnement plus authentique. Nous retrouvons un système coopératif à taille humaine, comme le faisaient nos grands-parents, dans un esprit de transparence. Avec E.Leclerc, il y a un vrai respect du producteur, ils sont à l’écoute. Et nous redevenons acteurs de la commercialisation de nos produits. C’est un état d’esprit que les jeunes en cours d’installation mettent en avant, et pour nous, un retour à des choses simples : nous ne sommes pas là que pour produire, mais aussi pour valoriser notre production. Nous tentons d’ailleurs d’appliquer la même démarche locale à l’ensemble de nos exploitations.

Que gagnez-vous à travailler en direct avec le magasin E.Leclerc de Quimper ?

Déjà, une visibilité. Le magasin paye le même prix qu’avant, mais nous y avons gagné sur les marges commerciales. Ils n’ont pas cherché à récupérer cette marge et en cinq ans, les prix n’ont jamais été remis en cause, ni par E.Leclerc, ni par nos éleveurs. Chacun y trouve son compte. L’Alliance Locale E. Leclerc valorise toute la chaîne, de l’exploitation jusqu’au magasin, et notre association favorise le maintien d’un lien social entre nous, éleveurs. La proximité du magasin nous permet aussi d’avoir des retours de consommateurs. La provenance de la viande et le nom de l’éleveur qui la fournit sont systématiquement indiqués en rayon, les gens savent ce qu’ils achètent. Et les retours sont toujours bons.

Votre Alliance Locale E.Leclerc est donc destinée à durer ?

Bien sûr ! C’est un partenariat qui fonctionne dans les deux sens, basé sur une vraie relation de confiance. La preuve, lors d’une journée « ferme ouverte » sur mon exploitation au cours de laquelle nous avons accueilli 2500 visiteurs, le magasin E.Leclerc de Quimper nous a spontanément offert plusieurs centaines de tartes aux pommes pour nous soutenir. Nous mettons d’ailleurs nous-mêmes notre partenariat en avant dès que possible.

Nous ne sommes pas là que pour produire, mais aussi pour valoriser notre production.

Denis Sanquer, Marie-Christine Croguennec et Joël Le Bras, éleveurs Alliances Locales E.Leclerc de Landerneau

Comment et pourquoi est née la marque 3 P’tits Duroc ?

Nous sommes tous les trois producteurs de viande, principalement de porc. Après des années difficiles, nous voulions valoriser notre travail d’éleveurs. Nous avons commencé par rencontrer les magasins locaux pour comprendre leurs besoins, et leurs retours nous ont orienté vers une viande de qualité supérieure. Nous avons donc choisi de tout remettre en question et de changer de race d’élevage, en optant pour une race de porc plus goûteuse, plus persillée, plus tendre. C’est le porc Duroc. Si les races sont connues pour la viande bovine, ce n’est pas le cas du porc, c’est pourquoi nous avons choisi de communiquer sur ce nom. Et puisque nous étions trois, la marque 3 P’tits Duroc est née !

Quelles valeurs incarne-t-elle ?

C’est une belle aventure humaine, familiale et professionnelle qui illustre notre volonté de proposer une viande de qualité, de la façon la plus locale possible, à des prix accessibles tout en maintenant une juste rémunération pour nous. La race Duroc était déjà gage de qualité supérieure, mais nous avons en plus choisi d’adhérer à la démarche Bleu Blanc Cœur. Nous respectons donc un cahier des charges précis, notamment pour l’alimentation de nos bêtes, à base de céréales locales complétée de graines de lin pour enrichir la viande en Oméga 3. C’est un signe de qualité reconnu, une vraie valeur ajoutée qui apporte un intérêt nutritionnel supplémentaire à la viande et participe aussi à son goût. Aujourd’hui, nous proposons de la viande fraîche, ainsi qu’une gamme de charcuterie et de terrines de même qualité transformées par des partenaires. Eux aussi sont locaux, ce qui nous permet d’étendre notre gamme, de rester centrés sur notre savoir-faire d’éleveur et de valoriser d’autres savoir-faire bretons.

Que vous apporte l’aspect local, justement ?

Nous y avons gagné une vision beaucoup plus globale de la filière, nous gérons maintenant chaque étape, de la fourche jusqu’à la fourchette ! C’est une démarche à taille humaine, nous travaillons tous dans des exploitations familiales. Nous misons d’ailleurs sur la transparence en accueillant nos partenaires dans nos élevages.

À quel moment votre partenariat Alliances Locales E.Leclerc a-t-il débuté ?

Dès le départ, puisque les centres E.Leclerc locaux ont joué un rôle déterminant dans notre projet. Dès 2017, les magasins de Landernau et de Saint-Pol-de-Léon nous ont aidés et orientés dans la création de la marque. Ils nous ont immédiatement fait confiance et nous suivent toujours, nous échangeons régulièrement. Nous avons créé une relation pérenne qui fonctionne et qui répond à une vraie demande locale. Nous n’avons jamais regretté d’avoir frappé à leur porte.

Comment vos produits sont-ils valorisés dans ces magasins ?

La marque possède déjà une réelle identité, avec ses trois petits cochons bretons et notre photo sur l’étiquette. Nous sommes présents dans plusieurs rayons, en boucherie, charcuterie ou libre-service, et mis en avant dans la communication du magasin. Surtout, les nombreuses animations organisées en magasin nous permettent de maintenir un lien avec le consommateur et de bénéficier de retours en direct. C’est ce qui nous motive le plus, nous avons même créé un book de témoignages. C’est extrêmement stimulant d’entendre les gens dire que grâce aux 3 P’tits Duroc, ils retrouvent la qualité de la viande de leur enfance ou ont réussi à régaler leurs propres enfants. Ils sont séduits à la fois par notre démarche, par le produit et par sa valorisation en magasin, une reconnaissance qui nous conforte dans le travail que nous menons depuis quatre ans.

Quels avantages tirez-vous aujourd’hui de ces Alliances Locales E.Leclerc ?

Ce sont des relations à double sens, tout le monde y gagne. Elles nous aident à valoriser notre travail et à obtenir une meilleure rémunération, nous aidons les magasins E.Leclerc du Finistère à proposer des produits locaux de qualité pour répondre à la demande des consommateurs. Le partenariat nous a aussi aidé à nous faire connaître.

La marque illustre notre volonté de proposer une viande locale de qualité, à des prix accessibles. 

Mikaël Pont, maraîcher Alliances Locales E.Leclerc de Porte de Gouesnou

Comment a débuté l’histoire de la ferme « Le Pépin et la Plume » ?

Je me suis installé en 2009 sur une petite exploitation de 8 hectares sans bâtiments, sans eau ni électricité. Pendant trois ans, j’ai construit, aménagé, planté jusqu’à avoir quelques fraises, 600 poules pondeuses et un verger de 3 hectares. Puis en 2012, je me suis associé avec Matthieu Guyomard et les grands changements ont commencé ! Au fil du temps, nous avons progressivement investi dans des tunnels pour les fraises et des serres pour les légumes, trouvé de nouveaux marchés, racheté des terres, diversifié les cultures. Aujourd’hui, nous disposons de 95 hectares dont 5 de fraises de Penavern, de 6000 poules pondeuses et de vaches laitières, nous produisons une quarantaine de légumes et nous avons cette année repris un atelier de lait. Prochaine étape, un foodtruck pour valoriser notre production !

Pourquoi avoir choisi l’agriculture biologique ?

C’était une évidence, je ne sais pas travailler autrement, j’ai été technicien bio pendant 10 ans avant de me lancer. La ferme est 100 % bio, avec une partie toujours en conversion. La diversification nous permet de faire face à l’impact du dérèglement climatique sur certaines cultures, et le bio de préserver la qualité des sols et de l’eau. La saisonnalité est tout aussi essentielle : nous produisons des pommes d’octobre à avril, des fraises d’avril à octobre, et les légumes uniquement en saison. C’est un véritable cycle. Les végétaux nourrissent les animaux, les animaux produisent des déchets qui nourrissent le sol et donc les végétaux. Plus que du bio, notre objectif était de créer un vrai système de polyculture et d’élevage, respectueux de l’environnement comme des hommes et des animaux, proche de celui des petites fermes autonomes des années 50.

Ces valeurs humaines et locales sont essentielles pour vous ?

C’est ce qui nous motive tous les jours. Notre passion, c’est de produire des aliments de qualité, 100 % bio et avec une forte valeur sociale ajoutée. Tous les travailleurs sur l’exploitation, permanents comme saisonniers, sont locaux. L’objectif est de proposer des postes intéressants et un confort de travail, des emplois de qualité qui font vivre la région. Nous ne sommes rien sans nos salariés. Et j’ai autant de plaisir à voir sourire mes employés qu’à voir mes légumes pousser !

Comment votre partenariat avec le centre E.Leclerc de Gouesnou a-t-il débuté ?

Je me suis adressé à eux en 2009 pour leur proposer des framboises, au départ. Le responsable du rayon a tout de suite été réceptif. Pourtant à l’époque, ce type de démarche restait marginal, il s’agissait d’un pari des deux côtés. Au fil du temps, ma gamme s’est étoffée, le magasin a suivi, et je suis devenu un producteur référent.

Que vous apporte cette Alliance Locale E.Leclerc ?

Travailler en direct avec le magasin permet la mise en place de vrais rapports humains. La personne avec qui je parle est la même que celle que je livre. Il n’y a pas de problème de tarif : le magasin n’a pas la volonté de baisser les prix de façon drastique. Et quoi qu’il arrive, le dialogue est ouvert, on s’explique, on échange. Je suis toujours très clair sur les produits livrés et leur potentiel de conservation, par exemple. Ce sont des produits frais, certains peuvent rester en rayon moins longtemps que d’autres, et le responsable de rayon doit pouvoir ajuster ses commandes en fonction pour éviter les déceptions. La réciproque est valable aussi, le magasin nous aide quand on a besoin, il répond toujours présent si j’ai besoin de valoriser un produit plus qu’un autre. L’honnêteté et la transparence sont à la base de notre partenariat, on se remet en question et on avance ensemble. Chacun y trouve son compte !

Notre objectif était de créer un vrai système de polyculture et d’élevage, respectueux de l’environnement, des saisons, des hommes et des animaux. 

Des circuits courts chez vous

Cette saison, nous continuons de sillonner l’hexagone avec la caravane du Tour de France et le maillot à pois dont nous sommes partenaires. C’est l’occasion de mettre en lumière nos 12 000 Alliances Locales E.Leclerc et de découvrir le savoir-faire des petits producteurs sélectionnés sans intermédiaire par nos magasins.

Partout en France, nos centres E.Leclerc s’associent avec des éleveurs et producteurs de leur région pour proposer à leurs clients des produits de terroir, élaborés selon un savoir-faire traditionnel et dans le respect de leur saisonnalité. Chacun d’entre eux participe ainsi à dynamiser l’économie de son territoire avec une sélection unique de produits en circuit court. Des pépites à savourer toute l’année, mais surtout à fêter lors du Tour de France dans chacune des villes où nous sommes implantés.

Car chez nous, le local se déguste en local.

RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE ALLIANCES LOCALES E.LECLERC

15 MIN2

Club sandwich poulet rôti, bacon, œufs, tomates

Ingrédients :

  • 3 ailes de poulet rôti ou 1/2 blanc de poulet
  • 6 tranches de pain de mie complet
  • 1 petite tomate
  • 2 œufs
  • 6 tranches de bacon
  • Salade (laitue – batavia – romaine…)
  • Mayonnaise

Préparation :

  • Etape 1 – Cuire les œufs dans l’eau bouillante pendant environ 9-10 minutes. Refroidir les œufs après cuisson dans l’eau froide puis retirer la coquille et couper en rondelles. Rincez la tomate et coupez également en rondelles. Rincez également la salade et émincez la salade en lamelles. Déchiquetez le blanc de poulet. Réservez tous ces ingrédients dans une assiette. Faire griller le bacon sur feu vif et égoutter le gras. Faire griller les tranches de pain de mie à l’aide d’un grille-pain. Préparez votre plan de travail avec tous les ingrédients nécessaire.
  • Etape 2 – Tartinez une première tranche de pain de mayonnaise, puis éparpillez un peu partout de salade. Placez au dessus 2 rondelles de tomates et du poulet. Recouvrir le tout d’une deuxième tranche de pain et badigeonnez de mayonnaise à nouveau sur le dessus. Disposez les rondelles d’oeuf, puis le bacon grillé et encore une fois un peu de salade.
  • Etape 3 – Déposez la dernière tranche de pain par dessus et coupez en 2 dans la diagonale. Enfoncez des cure-dents dans chaque triangle et disposez dans une assiette. Accompagnez ce club sandwich de chips ou de frites. Badigeonnez chaque côté de mayonnaise.
15 MIN6

Salade de tomates et concombre au yaourt

Ingrédients :

  • 4 yaourts nature
  • 2 concombres
  • 3 tomates pas trop mûres
  • 3 oignons blancs frais
  • 10 feuilles de menthe fraîche
  • 2 cuil. à soupe de jus de citron
  • 2 cuil. à soupe d’huile d’olive
  • Tabasco
  • Sel, poivre

Préparation :

  • Etape 1 – Pelez les concombres, coupez-les en deux dans la longueur pour les épépiner (à l’aide d’une petite cuillère). Détaillez la chair en tout petits dés. Mettez-les dans une passoire à pieds, saupoudrez généreusement de sel fin, remuez et laissez dégorger une trentaine de minutes.
  • Etape 2 – Passé ce temps, rincez rapidement les dés de concombre, puis serrez-les dans un torchon propre pour exprimer toute leur eau. Réservez.
  • Etape 3 – Lavez, épongez et ciselez la menthe. Lavez et essuyez les tomates. Coupez-les en deux et pressez-les légèrement pour les épépiner. Recoupez-les en tranches. Pelez et émincez les oignons en fines rondelles, séparez les anneaux.
  • Etape 4 – Dans un saladier, mélangez le jus de citron avec l’huile et les yaourts. Salez, poivrez, relevez de 1 à 2 gouttes de Tabasco puis incorporez la menthe ciselée. Ajoutez les tomates, les oignons et les concombres.
  • Etape 5 – Mélangez délicatement. Répartissez la salade au yaourt dans 6 coupes. Décorez éventuellement avec des herbes (menthe, aneth). Placez au réfrigérateur jusqu’au moment de servir, bien frais.
30 MIN4

Muffins salés au fromage de brebis et olives noires

Ingrédients :

  • 70 g de fromage de brebis
  • Feuilles basilic
  • 100 g de beurre
  • 225 g de farine
  • 1 sachet de levure
  • 2 œufs
  • 125 ml de lait
  • 6 olives noires
  • 20 g de pignons de pin
  • Sel, poivre

Préparation :

  • Etape 1 – Préchauffez le four à 200 °C.
  • Etape 2 – Faites fondre le beurre et laissez-le tiédir. Dans un saladier, mélangez la farine et la levure. Dans un autre plat, fouettez les œufs avec le lait, puis incorporez-y le beurre fondu et versez le tout sur la farine. Mélangez rapidement et laissez reposer, 30 mn.
  • Etape 3 – Divisez la pâte en 3 parts. Dans 1 part, incorporez le fromage de brebis émietté, les cerises et le piment. Faites rapidement griller les pignons de pin à sec, incorporez-les dans une autre part de pâte, ajoutez le safran, du sel et du poivre et mélangez. Dans la dernière part, versez le basilic, les olives et du poivre.
  • Etape 4 – Répartissez les différentes préparations dans des caissettes en papier sulfurisé ou dans des moules à muffins et faites cuire au four, de 10 à 12 mn, jusqu’à ce que les muffins soient bien gonflés et dorés. Laissez refroidir sur une grille et démoulez.
20 MIN1

Burger catalan poivrons et chips de chorizo

Ingrédients :

  • 1 steak haché
  • 1 pain à burger façon ciabatta
  • 1 poivron rouge
  • 1 poivron vert
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • 1 pincée d’herbe de Provence
  • 1 tranche de mimolette
  • 3 tranches de chorizo espagnol
  • 1 pincée de sucre blanc
  • Sel, poivre

Préparation :

  • Etape 1 – Lavez et taillez les poivrons en fines lamelles, puis les laisser compoter dans l’huile d’olive avec les herbes de Provence et une pincée de sucre à feu doux pendant 45 minutes.
  • Etape 2 – Cuire et assaisonner le steak haché selon vos préférences.
  • Etape 3 – Séchez au four le chorizo 5 minutes à 160°C
  • Etape 4 – Garnir le pain avec 8 lamelles de poivrons confits, le haché cuit, le fromage et les rondelles de chorizo.
  • Etape 5 – Passez le burger 5 min au four à 160°C.
20 MIN6

Tarte aux asperges, ricotta et jambon sec

Ingrédients :

  • 1 botte d’asperges vertes
  • 1 rouleau de pâte brisée prête à l’emploi
  • 250 g de ricotta
  • 4 fines tranches de jambon de Parme
  • 1 œuf
  • 15 cl de crème liquide
  • 6 feuilles de basilic
  • 20 g de farine (pour le plan de travail)
  • 10 g de beurre (pour le moule)
  • 1 pointe de couteau de piment de Cayenne
  • Sel

Préparation :

  • Etape 1 – Éliminez le bout des queues des asperges, pelez la partie basse en partant du bourgeon. Faites-les cuire 15 min à la vapeur ou 10 min à l’eau bouillante salée. Égouttez-les.
  • Etape 2 – Préchauffez le four à th 6 (180°) et beurrez un moule à tarte. Sur le plan de travail fariné, étalez la pâte brisée, piquez-la de quel­ques coups de fourchette, puis posez le côté piqué contre le fond du moule.
  • Etape 3 – Couvrez la pâte de papier sulfurisé, recouvrez de haricots secs et enfournez pour 10 min, afin que la pâte soit précuite à blanc.
  • Etape 4 – Rincez, épongez et ciselez le basilic. Dans une jatte, réunissez l’œuf, la ricotta, la crème liquide, du sel, le piment de Cayenne et le basilic ciselé.
  • Etape 5 – Mélangez pour que la préparation soit homogène. Versez-la sur la pâte précuite. Coupez le jambon de Parme en lanières et répartissez-les sur la tarte ainsi que les asperges. Enfournez le moule pour 30 min, servez chaud ou tiède.
20 MIN2

Smoothie melon, fraises, menthe

Ingrédients :

  • 1/2 melon
  • 250 g de fraises
  • 1 poignée de menthe fraîche
  • 1 poignée de basilic frais
  • 1 jus de citron

Préparation :

  • Etape 1 – Epluchez et mixez les fruits dans un mixer, ajoutez le jus de citron selon le goût.
  • Etape 2 – Séparez le Smoothie. Dans l’un rajouter la menthe, et dans l’autre le basilic. Mixez encore.
  • Etape 3 – Placez au réfrigérateur pour servir frais.
30 MIN4

Petites quiches aux légumes, aux herbes fraîches et à la saucisse fumée

Ingrédients :

  • 2 saucisses fumées
  • 1 oignon
  • 4 carottes
  • 2 courgettes
  • 6 asperges
  • 1 pâte brisée
  • 100 g de comté
  • 3 œufs
  • 10 cl de lait
  • 20 cl de crème
  • Sel, poivre

Préparation :

  • Etape 1 – Épluchez et émincez l’oignon. Coupez les saucisses en rondelles. Faites chauffer 1 c à s d’huile dans une poêle et faites blondir l’oignon, 2 min puis ajoutez les tranches de saucisse. Faites-les cuire, 3 min, en remuant. Réservez.
  • Etape 2 – Pelez les carottes et coupez-les en rondelles. Faites-les cuire, 10 min à la vapeur. Taillez les courgettes en tranches, faites-les revenir, 5 min, dans le reste d’huile d’olive bien chaude. Plongez les asperges dans de l’eau bouillante salée, 8 min et égouttez. Coupez-les en tronçons. Détaillez le comté en lamelles fines.
  • Etape 3 – Préchauffez le four à 180 °C. Préparez la garniture en mélangeant tous les ingrédients.
  • Etape 4 – Abaissez la pâte et foncez des moules individuels tapissés de papier cuisson. Piquez le fond à la fourchette. Répartissez les rondelles de saucisses, les carottes, les asperges et les courgettes. Intercalez des lamelles de comté entre les ingrédients. Versez l’appareil aux œufs. Enfournez, 15 min. Servez chaud ou tiède.
60 MIN4

Brochettes de bœuf mariné au soja, sésame et pois gourmands

Ingrédients :

  • 1 tranche épaisse de rumsteck bien maigre de 480 g
  • 800 g de pois gourmands
  • 1 gousse d’ail
  • 2 cm de gingembre frais
  • 1 c à soupe de sauce de soja
  • ½ c à café de graines de coriandre
  • 2 c. à soupe d’huile
  • Sel, poivre

Préparation :

  • Etape 1 – Découpez la viande en petits cubes. Dans un plat, mélangez la gousse d’ail pelée et finement hachée, le gingembre pelé et haché, la sauce soja, les graines de coriandre légèrement écrasées et du poivre.
  • Etape 2 – Roulez les morceaux de viande dans cette préparation pour bien les imprégner. Laissez mariner 30 min. Epluchez et lavez les pois gourmands. Faites-les cuire à couvert avec 1 c. à soupe et demi d’huile et un peu de bouillon dégraissé.
  • Etape 3 – Après 30 min, glissez les cubes de viande sur 8 brochettes en bois.
  • Etape 4 – Faites-les cuire à la poêle avec ½ c. à soupe d’huile ou sous le gril du four. Comptez 5 min sur la première face et 2 à 3 minutes sur la seconde. Servez les brochettes aussitôt avec les pois gourmands
  • Poivrez
15 MIN4

Croque cake au chèvre, noix et mâche

Ingrédients :

  • 200g de bûche de chèvre
  • 2 tranches de pain de mie complet
  • 80 g de noix
  • 100 g de mâche
  • 20 cl de crème légère
  • 3 oeufs
  • 1 cuillère а café de thym

Préparation :

  • Etape 1 – Préchauffez le four а 190°C.
  • Etape 2 – Faites légèrement chauffer le pain au four pour le rendre croustillant.
  • Etape 3 – Dans un bol, mélangez la crème avec les oeufs, du sel, du poivre et le thym. Coupez la buche de chèvre en 4 morceaux.
  • Etape 4 – Beurrez et farinez le moule à cake.
  • Etape 5 – Disposez une couche de pain coupée à la taille du moule (enlevez la croute si vous le souhaitez). Parsemez d’un morceau de chèvre émietté, du quart des cerneaux de noix concassés et de mâche. Renouvelez cet empilement jusqu’à épuisement des ingrédients en terminant par une couche de pain.
  • Etape 6 – Pressez légèrement et versez votre appareil crème – oeufs sur le dessus.
  • Etape 7 – Enfournez 30 minutes.
  • Etape 8 – Patientez quelques instants et démoulez sur un plat de service. Servez votre croque cake avec une salade de mâche а la vinaigrette de moutarde à l’ancienne.
20 MIN6

Tarte fine aux rillettes et fines herbes

Ingrédients :

  • 200 g de rillettes
  • 1 pâte brisée
  • 6 oeufs
  • 30 cl de crème semi-épaisse
  • 150 g de fromage de chèvre semi-sec
  • Herbes de Provence
  • Sel, poivre

Préparation :

  • Etape 1 – Préchauffez le four à 200° (th. 7)
  • Etape 2 – Précuisez un fond de tarte en pâte brisée pour 6 belles parts
  • Etape 3 – Battez dans un saladier 3 oeufs entiers et 3 jaunes d’oeufs avec 30 cl de crème fraîche. Salez et poivrez
  • Etape 4 – Disposez sur le fond de tarte 150 g de fromage de chèvre demi-sec coupé en dés et 150 g de rillettes émiettées
  • Etape 5 – Parsemez le tout d’herbes de Provence et versez la crème aux oeufs. Glissez la tarte dans le four chaud (200°) et prolongez la cuisson pendant 30 minutes
  • Dégustez cette tarte chaude accompagnée d’une belle salade verte.

15 MIN4

Galette façon wrap à l’andouille

Ingrédients :   

  • 4 galettes de blé noir
  • 16 fines tranches andouille de Guéménée
  • 100 g gruyère râpé
  • 50 g beurre demi-sel
  • Poivre

Préparation :   

  • Etape 1 – Retirez la peau qui entoure les tranches d’andouille.
  • Etape 2 – Faites fondre 1/4 du beurre dans une poêle et faites-y revenir une galette. Ajoutez 4 tranches d’andouille, du gruyère, du sel et du poivre. Laissez revenir le temps que le fromage soit fondu et roulez la crêpe.
  • Etape 3 – Faites de même avec les 4 galettes.
  • Etape 4 – Coupez en 3 et piquez les morceaux de galettes 3 par 3 sur des pics. Servez sans attendre.
30 MIN6

Fraisier en bocal

Ingrédients

  • 500 g de fraises
  • 6 à 8 feuilles de basilic frais
  • 300 g de mascarpone
  • 30 cl de crème (30% m.g min) bien froide
  • 1 gros citron vert
  • 50 g de sucre glace

Préparation de la recette :

  • ÉTAPE 1 – Pour la crème mascarpone :
    Zestez le citron vert et le presser. Ciselez les feuilles de basilic. Dans un bol, mélangez le mascarpone, la crème, le citron vert et monter le tout en chantilly. Ajoutez le sucre et le basilic ciselé. Mélangez et réservez.
  • ÉTAPE 2 – Lavez et équeutez les fraises. Les tailler en tranches fines. Ecrasez les Palets Bretons grossièrement, les disposer dans le fond de votre bocal et alternez les couches de fraises et de mascarpone à l’aide d’une poche à douille ou d’une cuillère à soupe. C’est prêt ! Il ne nous reste plus qu’à les réserver au frais jusqu’à la dégustation.

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